PDG de Renault pendant 14 ans, Carlos Ghosn a également été président du conseil d’administration de Nissan et de Mitsubishi Motors. Vous vous en souvenez sans doute, mais en novembre 2018, il est arrêté par la justice japonaise, étant suspecté de dissimulation de revenus dans les publications financières de Nissan. Rapidement, il est inculpé pour utilisation de fonds de l’entreprise à des fins personnelles, puis placé en résidence surveillée à Tokyo après avoir été emprisonné près de six mois. Il parvient finalement à quitter clandestinement (et de manière rocambolesque) le Japon, à la toute fin de l’année 2019.
Carlos Ghosn n’est pas convaincu (du tout) par le “nouveau” Renault
Ce lundi 5 mai 2025, dans le cadre d’une interview accordée à BFM Business, l’ancien président-directeur général de Renault est revenu sur les changements de stratégie depuis son départ, et le moins que l’on puisse dire, c’est que ce dernier n’a pas hésité à dézinguer l’entreprise dont il était le PDG jusqu’en 2019.
Carlos Ghosn revient sur la stratégie de Renault 🚗
Lors d’une interview pour BFM Business, l’ancien président-directeur général de Renault est revenu sur les changements de stratégie depuis son départ.
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— BFM Business (@bfmbusiness) May 5, 2025
Pour Carlos Ghosn, “Renault est revenu à ce que Renault était avant 1999, c’est-à-dire un petit constructeur européen, sans aucune envergure mondiale et sans aucune présence mondiale.” Ce dernier indique également que le chiffre d’affaires de Renault en 2024 est plus bas que le chiffre d’affaires qu’il avait en 2018. “Les profits de Renault en 2024 sont bien inférieurs à ceux que l’on (avait) en 2017” ajoute Carlos Ghosn.
Ce dernier pointe également du doigt l’absence de Renault en Chine et aux Etats-Unis, or, “si vous voulez être un constructeur qui dure, qui soit pérenne, il faut être présent sur au moins deux des trois principaux marchés” explique Carlos Ghosn, qui prend l’exemple du constructeur chinois BYD et de sa croissance extraordinaire. L’ancien patron de Renault estime ainsi que le constructeur français est “beaucoup trop petit” face à ses concurrents, et préconise une alliance avec la Chine ou les Etats-Unis.

Du côté de chez Renault, on profite du succès de la petite R5 électrique, et on continue de capitaliser sur cette tendance “nostalgie automobile“, avec le lancement prochain du petit SUV électrique R4 E-Tech, en référence évidemment à l’inoubliable 4L.
Rappelons que le constructeur français a également signé un doublé exceptionnel, avec une seconde victoire consécutive pour le constructeur français pour ce qui est de la Voiture de l’Année, qui avait déjà triomphé en 2024 avec le Scénic E-Tech electric, et qui a récidivé en 2025 avec la doublette Renault 5 E-Tech electric / Alpine A290.
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