Le vote pour élire le nouveau Secrétaire général de l’ONU doit avoir lieu avant le 1er janvier 2027, alors que le mandat d’Antonio Guterres s’achève le 31 décembre. Parmi les candidats, nous devrions voir émerger le nom d’un certain Viktor Orbán, le Premier ministre sortant de Hongrie, battu lors des dernières élections au printemps. Plus qu’un nom dans la liste, Viktor Orbán fait déjà partie des favoris avant même l’officialisation de sa participation au scrutin : il aurait le soutien de Donald Trump, Vladimir Poutine et Xi Jinping, rapporte le Wall Street Journal.
Le 25 octobre, le journal américain a annoncé que les États-Unis, sous l’administration Trump, avaient promu l’ancien Premier ministre hongrois Viktor Orbán comme candidat au poste de secrétaire général de l’ONU. Il faudra encore attendre une décision finale, qui ne devrait pas être officielle avant les élections de mi-mandat aux États-Unis, le 3 novembre prochain. Le Wall Street Journal affirme que l’homme politique hongrois pourrait récolter 8 voix sur 15 du Conseil de Sécurité de l’ONU, responsable du vote pour élire le Secrétaire général.
Dans les textes, il faut impérativement obtenir 9 voix sur 15, et le Wall Street Journal avance que deux autres voix devraient être à la portée de la candidature de Viktor Orbán. L’autre règle est qu’aucun des cinq membres permanents (États-Unis, Chine, Russie, France et Royaume-Uni) ne pose de veto, chose qui relève, dans le cas de Viktor Orbán, de la France et du Royaume-Uni donc. Mais, selon le journal, un veto est peu probable alors qu’il est généralement convenu que, si les États-Unis, la Chine et la Russie s’entendent sur un candidat, alors celui-ci ne sera pas bloqué.
Viktor Orbán, écarté de Hongrie mais toujours influent en Europe
L’homme à la tête du parti Fidesz a été écarté de son rôle de Premier ministre en Hongrie alors qu’une majorité de la population du pays lui reproche d’avoir fortement dégradé le système de santé, l’accuse de corruption et d’avoir cherché à enrichir ses proches au sein du pouvoir. Sa défaite remonte aux élections du 12 avril dernier, face à Péter Magyar, qui devenait officiellement Premier ministre le 9 mai suivant. Depuis la fin de son mandat, Viktor Orbán est resté à la tête de son parti, en tant que chef de l’opposition hongroise, après avoir été réélu président du Fidesz le 13 juin.
Au sein de l’Europe, Viktor Orbán a poursuivi son travail d’influence, en tant que l’un des fondateurs de Patriots for Europe, un groupe politique qui rassemble notamment des formations nationalistes et souverainistes, avec des positions fermes sur les questions de migration, des ONG progressistes et de la justice traditionnelle. Avec ses idées,, il s’est tenu proche de Donald Trump, mais aussi de Vladimir Poutine (notamment dans sa campagne, en critiquant le soutien de l’Europe à l’Ukraine) et de Xi Jinping (en ouvrant les portes de l’Europe à l’investissement industriel chinois, notamment dans l’automobile et le nucléaire).
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