Lors d’une grande conférence de presse organisée au Centre spatial Kennedy, la NASA a annoncé plusieurs changements dans son programme lunaire. Objectif : accélérer le rythme alors que la Chine, elle aussi, progresse pour poser des taïkonautes sur la Lune dès 2030.
Et pour y parvenir, l’agence a décidé de simplifier plusieurs éléments des missions à venir. Plutôt que de s’enliser dans des schémas trop complexes, la direction entend « attaquer les points durs » pour réussir le pari d’un retour des astronautes sur la Lune d’ici à 2028.

Starship n’a plus la priorité sur Blue Moon
Cela commence par une décision en défaveur de SpaceX. Initialement promise à la première mission d’alunissage, Artemis IV, l’entreprise d’Elon Musk n’a plus d’attribution exclusive garantie.
En effet, la NASA a choisi de libérer les contrats pour placer ses deux partenaires, SpaceX et Blue Origin, sur la même ligne de départ. Une décision dictée par les défis techniques colossaux de la fusée géante, notamment ses nombreux ravitaillements en carburant en orbite avant le grand départ vers la Lune.
Le plan de vol de Starship a d’ailleurs été revu en raison de sa complexité. Ainsi, la fusée se ravitaillera en orbite basse avant d’aller s’amarrer à la capsule Orion en orbite terrestre haute puis de se diriger vers la Lune via une injection translunaire.
Car pour sa propre mission, Blue Origin adoptera une approche bien plus classique avec son atterrisseur Blue Moon Mark 2, qui nécessitera moins d’étapes avant l’alunissage. Tout dépend désormais des avancées des deux concurrents : celui qui sera près en premier sera sélectionné pour le retour de l’être humain sur la Lune lors d’Artemis IV. L’autre opérera lors de la mission suivante, Artemis V.

Calendrier très serré
Dès l’été 2027, la mission Artemis III servira de répétition générale en orbite terrestre : la capsule Orion viendra tester ses capacités d’amarrage avec les atterrisseurs de SpaceX et de Blue Origin. Une démonstration extrêmement complexe qui va nécessiter plusieurs lancements de fusées, et surtout cruciale pour juger la maturité de chaque véhicule.
Car, on le rappelle, les astronautes décolleront à bord d’Orion, qui ira s’amarrer avec les systèmes de Blue Origin et SpaceX en orbite. Ce sont eux qui les poseront ensuite sur la Lune. La mission Artemis IV, elle, est toujours ciblée pour 2028. Elle inclura des sorties extravéhiculaires d’au moins deux heures pour collecter des échantillons et préparer la future base permanente de la NASA.
- La NASA rebat les cartes d’Artemis pour viser un retour sur la Lune en 2028 et devancer la Chine.
- Starship perd son attribution exclusive, confronté aux complexités de ses ravitaillements en carburant en orbite, tandis que Blue Origin mise sur une approche plus directe.
- La mission Artemis III servira de test en orbite avec les deux vaisseaux, avant que l’un d’entre eux ne soit choisi pour la mission Artemis IV.
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