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Voiture électrique : pourquoi les marques françaises ont du mal à convaincre ?

Une étude menée en Allemagne, Suisse et Autriche révèle la piètre réputation des constructeurs français sur le marché des voitures électriques.

Réalisée par Uscale auprès de près de 5 000 conducteurs, l’étude met en lumière les défis auxquels font face les marques françaises sur le marché germanophone. Alors que Tesla domine le classement avec 71% de clients prêts à recommander la marque, Peugeot ferme la marche avec un maigre 3%.

Citroën ne fait guère mieux. Elle se classe 24ème sur 25 marques évaluées. Seuls 4% des propriétaires de Citroën électriques recommanderaient la marque à leurs proches. Opel, pourtant marque allemande du groupe Stellantis, n’échappe pas à la débâcle avec seulement 10% d’avis favorables.

Les critiques des clients sont sévères. Problèmes logiciels, connectivité défaillante et autonomie insuffisante sont les principaux reproches adressés aux modèles Peugeot, Citroën et Opel. Ces faiblesses techniques semblent peser lourd dans la balance face à une concurrence de plus en plus féroce.

Seule lueur d’espoir pour Stellantis, la Fiat 500e tire son épingle du jeu en se hissant à la 10ème place du classement, juste derrière Mercedes.

Le groupe Renault affiche des résultats légèrement plus encourageants. La Dacia Spring, malgré son statut de voiture électrique la moins chère du marché, obtient 18% de recommandations. C’est mieux que certains concurrents, mais loin d’être satisfaisant.

Renault se positionne un peu plus haut avec 25% de clients prêts à conseiller ses modèles électriques. Cependant, les utilisateurs pointent du doigt la faible puissance de charge, entraînant des arrêts prolongés aux bornes. Un constat que nous faisions également dans notre essai de la Megane E-Tech en 2022.

Tesla, reine de l’électrique

Sans surprise, les marques allemandes trustent le haut du classement avec Tesla, qui arrive en tête. Elle est suivie de Porsche et BMW. Les constructeurs coréens Hyundai et Kia complètent le top 5.

Si Tesla excelle dans les spécificités de l’électrique (autonomie, consommation, performances de charge), la marque américaine n’échappe pas aux critiques sur la qualité de fabrication.

Porsche impressionne avec son Taycan, tandis que BMW convainc par ses logiciels et sa connectivité, malgré quelques faiblesses en autonomie. Le groupe Hyundai/Kia/Genesis se distingue par ses performances de charge élevées, mais pêche encore dans la planification d’itinéraire.

Ces résultats sonnent donc comme un avertissement pour l’industrie automobile française. Face à une concurrence internationale de plus en plus performante, les constructeurs hexagonaux doivent rapidement combler leur retard technique.

Reste que cette étude est menée dans des pays germanophones, connus pour leur patriotisme en matière d’automobile. Une étude similaire est prévue en France prochainement. Elle permettra donc de mettre en perspective ces premiers résultats.

Dans tous les cas de figure, le marché de la voiture électrique connaît un coup de frein en 2024. Cela concerne les marques françaises, mais pas seulement. Tesla, pourtant référence du marché, connaît une période très difficile. Et les discours contradictoires des autorités européennes sur le tout électrique pour 2035 risquent de ne pas arranger les choses.

  • Une étude révèle que les marques françaises de voitures électriques sont peu recommandées
  • Peugeot et Citroën arrivent en bas du classement des recommandations, avec de nombreuses critiques techniques.
  • Tesla, Porsche et BMW dominent le marché, tandis que Renault s’en sort un peu mieux que ses concurrents français.

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