- Depuis deux ans beaucoup de progrès ont été réalisés dans l’installation de bornes de recharge
- Cet été est l’un des premiers grands départs en vacances pour lequel les exploitants d’autoroute annoncent un nombre de stations suffisant
- Toutefois, il y a encore beaucoup de travail avant la fin définitive des ventes de voitures thermiques en 2035
Vous roulez en électrique et partez en vacances ? Risquez-vous de vous retrouver trop loin de bornes de recharge au pire moment possible ? A en croire les exploitants d’aires d’autouroute, on commence à atteindre un maillage suffisant pour partir en vacances en électrique sans s’inquiéter. Sur les 369 aires de service du réseau, 366 sont équipées de bornes de recharge, portant le total à 2 922 points de charge sur le réseau autoroutier.
Initialement, 100% des aires de service devait être équipé cet été, mais cet objectif (désormais assez facile à atteindre), le sera à l’automne. Un responsable de l’AFSA précise qu’en plus d’installer des bornes, les exploitants modernisent déjà l’offre. Les premiers chargeurs installés en 2018 pouvaient délivrer une puissance de 35 kW seulement. Causant des temps de rechargement assez longs.
Cette année le nombre de bornes de recharge devient suffisant, mais…
Or, désormais, 83 % des bornes de recharge installées sur le réseau autoroutier peuvent délivrer une puissance bien plus importante, jusqu’à 150 kW. Ces bornes sont par ailleurs conçues pour être compatibles avec le plus de véhicules possibles. On retrouve toujours dans une station au moins une borne avec les trois types de prises les plus répandues permettant de connecter de nombreuses générations de voitures électriques sans adaptateur.
En fonction de l’aire et de sa fréquentation, il peut y avoir de quatre à près de 30 bornes, ce qui permet de ne pas craindre trop d’attente dès que le besoin d’une recharge se fait sentir. Dès lors, il est donc possible de prendre votre voiture pour ces grands départs en vacances, même si des défis restent à abattre autant pour l’État que les exploitants.
Nos confrères de Les Echos notent en effet que si de vrais efforts sont faits depuis deux ans pour densifier le maillage, le réseau actuel de bornes ne tiendra vraisemblablement pas très longtemps en cas d’augmentation rapide du parc de voitures électriques. Or, des progrès rapides sont indispensables – non seulement pour des raisons environnementales, mais aussi parce que les États de l’Union Européenne ont voté la fin des ventes de voitures thermiques neuves dès 2035.
A cette date, il y aura encore beaucoup de voitures thermiques sur les routes, et toujours de nombreuses stations service vendant de l’essence. Mais, entre les aides, et l’augmentation vraisemblable du prix du carburant à la pompe, de nombreux automobilistes risquent d’avoir rejoint en cours de route la révolution électrique. Un réseau de bornes suffisamment fourni pour absorber les besoins de recharge sera alors indispensable, sous peine de créer artificiellement un problème qui risque de repousser le déclic de la transition chez de nombreux français.
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