Il n’y a pas qu’en montagne qu’un sommet peut en cacher un autre, beaucoup plus haut et difficile d’accès. Volkswagen est en train d’expérimenter ce sort : à peine couronné par ses ventes de voitures électriques, mettant totalement un terme au scandale du « Dieselgate », le constructeur doit s’attaquer à un nouveau défi, d’autant plus difficile pour son président, et stratégique dans ses choix.
Après la question de l’orientation des financements dans des nouveaux moteurs électriques et des nouveaux châssis, place à la question de la médiation des parties prenantes de Volkswagen. À commencer par ses employés. Pour la suite de l’aventure, pas question de se conforter sur les parts de marché actuelles et la progression de l’entreprise en Bourse.
Volkswagen doit raisonner en tant que startup à l’avenir loin d’être garanti, qui comprend une gestion des ressources plus stricte et réduite. Un raisonnement dans les dépenses équivalent à celui de Tesla, qui contrairement à ce que l’on pourrait croire, possède une vraie longueur d’avance sur Volkswagen dans ses infrastructures et coûts de production.

Période décisive pour Volkswagen
La situation s’est matérialisée jeudi dernier, alors que le nouveau patron de Volkswagen Herbert Diess rassemblait quelque 50 000 employés de ses usines de Wolfsburg (le siège historique de la marque) pour rassurer sur leur avenir, celui de l’usine, tout en ne cachant pas qu’un plan de suppression de 30 000 postes ne pourra pas être esquivé (particulièrement dans l’administratif).
Maintenant que la marque s’est intégrée sur le marché des voitures électriques, voilà que sa direction commence à se poser la question de la productivité. Pour rester dans la course, il faudra produire, beaucoup plus vite. Et beaucoup moins cher. À l’heure actuelle, Tesla peut produire une voiture en seulement 10 heures, quand Volkswagen en demande 30 heures. Le projet, pour l’année prochaine, est au moins d’abaisser cette durée à 20 heures.
La comparaison avec Tesla fut très récurrente lors du discours du président de Volkswagen. Herbert Diess entretient de bonnes relations avec Elon Musk, mais sur la balance, il reste l’élève face au professeur américain. Tesla est un modèle pour Volkswagen tout comme un concurrent. « Seuls ceux qui comprennent et ont un œil sur la concurrence peuvent gagner. Tesla est la référence aujourd’hui, et d’autres startups solides sont entrées sur notre marché depuis la Chine », déclarait Herbert Diess.
« La prochaine Golf ne doit pas être une Tesla », finissait par dire le patron, en référence à la Model 3 et au futur segment des voitures électriques sous 25 000 euros, que se disputeront Tesla et Volkswagen dans un avenir proche.

L’ombre de la Chine et de la pénurie de composants
Du côté des employés, l’importance du défi a fait naître des peurs et des frustrations. Beaucoup se questionnent encore sur la stratégie qu’adoptera le constructeur pour la production. Herbert Diess se voulait rassurant au sujet des usines de Wolfsburg, mais il est certain que la production en Chine sera indispensable au groupe – y compris pour des voitures à destination de l’Europe.
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L’enjeu ne serait pas si difficile s’il ne comprenait pas la pression de la pénurie de composants. La saturation de la demande de semi-conducteurs ne touche pas que les marques de smartphones. Les constructeurs automobiles doivent jouer du coude face à la concurrence et les employés de Volkswagen le savent. Dans un article publié par Les Echos, la présidente du comité d’entreprise, Daniela Cavallo, regrettait que la direction se voile la face : « La vérité, Monsieur Diess, est que la direction n’est pas capable d’alimenter les capacités que notre usine est en mesure de produire ».
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Aucun risque.
Tesla c’est bientôt la faillite.
J’ai vite revendu ma sr+ 2020 avec grosse grosse décôte !!!
MDR
Pourquoi mdr ?
Il a dû acheter sa sr+ avant la baisse de prix, donc oui il à dû perdre beaucoup d’argent en revendant sa Tesla