C’est une nouvelle échelle dans la restructuration du groupe Volkswagen, qui n’a pas encore été annoncée par le groupe. Ce 26 juin 2026, Manager Magazin a avancé que Volkswagen prévoit de supprimer 100 000 emplois dans le monde au cours de ces prochaines années, deux fois plus que les 50 000 annoncés en mars dernier dans un plan de restructuration ne concernant que l’Allemagne. Les chiffres ne font qu’augmenter : en février, ils étaient de 35 000.
L’horizon des réductions de budget va beaucoup plus loin même si le plus gros des licenciements se produirait bien en Allemagne, où le magazine déclare que pas moins de 4 sites de production fermeraient également. La structure même du groupe serait concernée par ce nouveau plan alors que la marque automobile du même nom et les usines de fabrication de pièces détachées seraient séparées de la structure actuelle du groupe et intégrées à des entités distinctes. De véritables scissions avec la maison-mère.
Sans faire partie du groupe, Volkswagen pourrait adopter une structure plus petite et focalisée sur ses propres résultats. En fonction de la situation, le PDG du groupe Oliver Blume pourrait chercher à se protéger des mauvaises performances en Chine notamment, des droits de douane américaine ou de la conjoncture européenne morose. On rappelle que Volkswagen a aussi essuyé plusieurs échecs, comme avec sa filiale Cariad dans le logiciel.
Concernant les usines, le magazine détaille que les sites de Hanovre, Zwickau et Emden, ainsi qu’une usine de sa marque sœur Audi à Neckarsulm sont concernés. Leur fermeture prendrait place une fois que les modèles en production sur leurs chaînes mettront à terme à leur carrière. En parallèle, c’est en Chine que le groupe allemand voit son avenir, où un centre de développement a déjà ouvert à Hefei (province de l’Anhui, à l’est de la Chine). Pour Oliver Blume, il faut que le groupe soit « plus rapide et plus efficace ».
Volkswagen ne contredit pas l’article de Manager Magazin
Quelques heures après la publication du magazine, le groupe Volkswagen a publié une déclaration. Ce qu’il faut retenir est que le groupe refuse de confirmer ou de contredire le rapport. L’équipe en charge des relations publiques est resté évasive en rappelant que « le directoire du groupe a souligné à plusieurs reprises que notre modèle économique actuel ne convient plus à toutes les marques sous sa forme actuelle, précisant que le groupe et l’industrie automobile étaient en pleine transformation.
« Les faits pertinents seront examinés et approuvés par les instances compétentes. Nous n’interviendrons pas avant la fin de ce processus », peut-on également lire dans le communiqué publié ce matin.
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