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Volkswagen vend son activité d’autopartage pour revenir plus fort

WeShare était un service d’autopartage allemand qui n’était pas rentable pour Volkswagen.

D’ici 2030, Volkswagen compte faire naître, dans son chiffre d’affaires, une part de 20 % consacrée à des revenus d’abonnements et d’offres de mobilité à court terme. La porte ouverte à l’autopartage et à la voiture vue comme un service et non plus comme un bien. Fini les achats traditionnels et le leasing conventionnel, place à des offres d’abonnements à la Netflix et des voitures partagées.

Pourtant, à l’heure actuelle, 2030 semble bien loin. Les voitures électriques ne sont pas encore autonomes, le groupe Volkswagen teste timidement des offres d’abonnements pour accéder à toute la gamme d’une marque quand on le souhaite, et sa branche d’autopartage allemande WeShare n’est plus. Volkswagen l’a revendu à une startup appelée Miles. Jamais rentable, elle lui coûtait beaucoup d’argent.

Miles fera certainement mieux les choses, alors que la pépite fait figure d’exception sur le marché après avoir atteint la rentabilité en 2021. Selon Bloomberg, elle revendiquait un résultat positif de 47 millions d’euros grâce à ses voitures disponibles via une application dans les villes. Sa flotte était constituée jusqu’à présent de pas moins de 9 000 voitures. L’intégration de Volkswagen chez WeShare lui permettra de récupérer 2 000 voitures électriques.

Les plans de Volkswagen pour l’autopartage

En interview avec Presse-citron, le directeur de Volkswagen Group France, Xavier Chardon, déclarait fin septembre : “nous avons créé une nouvelle direction des mobilités chez Volkswagen Group. Toutes les formes de nouvelles mobilités y sont prises en compte. En France, nous avons déjà fait une bascule au cours des dernières années, de la possession à l’usage. On n’achète plus une voiture, on la loue. Nos locations sur 3 ans représentent 70 à 80 % de nos volumes. Mais on souhaite aller plus loin avec des formules d’abonnement, de souscription. C’est-à-dire que vous pourrez vous abonner comme sur Netflix, sur des périodes relativement courtes.”

Le groupe reconnaît qu’il s’appuie en particulier sur Europcar, la société de location de voitures dans laquelle Volkswagen détient les deux tiers des actions. Avec elle, des solutions informatiques notamment. Une aubaine pour le groupe qui doit aujourd’hui s’appuyer sur de nouveaux développeurs pour aller vite et trouver des solutions pour l’infrastructure et l’organisation d’un service où les clients n’auront plus qu’à payer une somme chaque mois pour ensuite pouvoir disposer de tous les modèles de la gamme quand ils le souhaitent. Porsche mais aussi Cupra ont lancé des programmes pilotes pour tester l’offre.

En revanche, Volkswagen ne suit pas la même logique que certains concurrents. Link & Co par exemple, parie à 100 % sur la voiture par abonnement. En réponse à une question, Xavier Chardon remettait en question cette vision radicale en comparant le marché automobile à celui de l’immobilier. “Ce qui est certain c’est que nous allons avoir une fragmentation de l’offre. Nous allons avoir différentes typologies de clients, qui veulent différentes formes de mobilité individuelles”, nous expliquait-il. La différence sera visible en particulier entre les villes et les campagnes, mais aussi à l’intérieur des villes et en périphérie.

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