Aujourd’hui, la civilisation de la vallée de l’Indus, ou civilisation harappéenne, figure parmi les plus anciennes civilisations urbaines du monde. Pendant l’Âge du bronze, son territoire s’étendait tout autour de la vallée du fleuve Indus, au niveau du nord-ouest de l’Inde, du Pakistan et de l’Afghanistan.
Aussi importante soit-elle, cette civilisation reste un mystère à bien des égards pour les historiens. Effectivement, son système d’écriture reste indéchiffrable. À tel point que le ministre en chef de l’Etat du Tamil Nadu, au sud de l’Inde, a fait une annonce spectaculaire. Ainsi, la personne qui réussira à déchiffrer le système d’écriture de l’Indus sera récompensé de 1 million de dollars. Un joli pactole.
Qui décodera le système d’écriture de l’Indus ?
On le sait, l’écriture d’une civilisation est une mine d’informations en or. De ce fait, l’incapacité de déchiffrer le système d’écriture de l’Indus est embêtante. Linguistes, scientifiques, archéologues… Personne n’a réussi à le percer malgré les 2000 sites de la région. Ainsi, les modes de croyances et les croyances de toute la civilisation de l’Indus demeurent une énigme.
Si le déchiffrage de cette écriture est aussi périlleux, il existe plusieurs raisons. Pour commencer, seulement 4000 inscriptions ont été retrouvées. La tâche est encore plus complexe : ces écrits se trouvent exclusivement sur de petits objets, comme des sceaux, des poteries ou des tablettes, qui comportent en moyenne cinq signes.
L’absence d’un système de compréhension bilingue n’aide pas du tout. Effectivement, la Pierre de Rosette a permis le déchiffrement des hiéroglyphes au XIXe siècle, notamment grâce à Jean-François Champollion. Cette stèle comportait trois versions d’un même texte, en deux langues (égyptien ancien et grec ancien) et trois écritures (en égyptien en hiéroglyphes, égyptien démotique et alphabet grec).
Néanmoins, l’institut de recherche fondamentale Tata (TIFR) de Bombay s’est appuyé sur le machine learning (techniques d’apprentissage automatique) et a fait une découverte plutôt intéressante. Effectivement, 67 signes représentent 80% des inscriptions. Reste à voir si les signes représentent des mots complets, des parties de mots ou des fragments de phrases. Mais tout de même, cela avance.
Ainsi, cette récompense d’un million d’euros demande un véritable travail d’orfèvre. Elle est perçue comme une manière pour MK Stalin, le ministre en chef de l’Etat du Tamil Nadu, de se positionner comme un fervent défenseur de l’héritage face à son parti adverse. Finalement, il ne s’agit pas tant d’une envie de comprendre mieux l’Histoire que de se faire bien voir politiquement parlant.
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