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X (Twitter) bientôt interdit en Europe ? La Commission enquête

L’exécutif européen tente de répondre aux inquiétudes.

Depuis décembre 2023, la Commission européenne a lancé une enquête sur le réseau social X (anciennement Twitter). L’objectif est de savoir si la plateforme respecte bien ses obligations en matière de modération des contenus et se conforme au Digital Services Act (DSA).

Élargir l’enquête ?

Alors que la désinformation est de plus en plus pointée du doigt sur le service possédé par Elon Musk et que ce dernier est également accusé d’être un pourvoyeur de “fake news”, l’inquiétude monte en Europe. D’autant que le propriétaire de X jouit d’une grande influence auprès de Donald Trump et qu’il appelle ouvertement à la démission de plusieurs gouvernements du Vieux Continent pourtant démocratiquement élus tout en soutenant des partis d’extrême droite.

Interrogée sur le réseau social par Bloomberg TV, la vice-présidente exécutive de la Commission européenne, Henna Virkkunen, a partagé son point de vue. Elle indique que l’instance envisage d’aller plus loin dans son investigation : « Nous évaluons actuellement si la portée est suffisamment large ».

Pour le reste, la dirigeante se montre extrêmement prudente et n’entend pas froisser ses relations avec le futur locataire de la Maison-Blanche : « Nous attendons avec impatience le moment où il prendra ses fonctions de président des États-Unis. Nous sommes prêts à coopérer très étroitement avec lui. »

L’Union européenne aura fort à faire pour appliquer ses règlements. Les CEO des géants de la Tech qui se sont rapprochés de Donald Trump appellent en effet ce dernier à peser contre les amendes infligées aux GAFAM.

Invité la semaine dernière du podcast de Joe Rogan, Mark Zuckerberg, CEO et fondateur de Meta, a par exemple déploré : « C’est presque comme un tarif douanier. Je pense que le gouvernement américain doit décider de la manière dont il va gérer cela. »

La France se positionne

Lors d’une interview accordée à France Inter, Jean Noël Barrot, le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, a de son côté évoqué l’idée d’un possible bannissement de X en France. Il a ainsi expliqué :

En 2022, lorsque la France présidait l’Union européenne, nous avons dit stop, qu’il n’est pas question que le débat public soit délocalisé de manière totalement dérégulée sur de grandes plateformes de réseaux sociaux détenus par des milliardaires américains ou chinois.

Il ajoutait : « J’ai appelé plusieurs fois la Commission européenne à se saisir de manière beaucoup plus vigoureuse de ces outils, que démocratiquement nous lui avons donné, pour dissuader ces comportements ». Des propos qui tranchent avec la modération des autorités de l’UE. Plus d’informations à ce sujet dans notre précédent article ici.

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Par : Twitter, Inc.
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