Zone Téléchargement ferait 1,5 millions d’euros de chiffre d’affaire

« […] ce sont des gens qui se sont enrichis sur le dos des créateurs », explique le secrétaire général de la Sacem.

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Le site de téléchargement direct Zone Téléchargement permet aux internautes d’avoir des copies piratées de musique, films, séries et jeux vidéo depuis 2011. Mais on n’en a jamais autant parlé que lundi soir, après que la gendarmerie ait annoncé la fermeture du site (depuis, Zone Téléchargement a rouvert, mais il faut s’en méfier).

L’opération qui a conduit à l’arrêt temporaire du site a été menée suite à une plainte déposée en 2014 par la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (Sacem), qui a ensuite été rejointe par l’Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle (Alpa).

Aujourd’hui, Le Monde publie une interview de David El Sayegh, secrétaire général de la Sacem. Et selon lui, l’opération qui a abouti à cette fermeture momentanée de Zone Téléchargement était un travail de longue haleine. « Cela a été long de procéder à l’identification des comptes, des biens, des serveurs, des régies publicitaires… C’est toujours un système assez complexe et sophistiqué, ce sont de grosses enquêtes », raconte-t-il.

1,5 millions d’euros de chiffre d’affaire

Sinon, dans cette interview, la Sacem semble également vouloir expliquer au public que les administrateurs de Zone Téléchargement, qui est le site pirate le plus consulté en France, ne sont pas des bénévoles qui font cela pour donner libre accès au contenu. « […] ce sont des gens qui se sont enrichis sur le dos des créateurs », explique le secrétaire général.

Ce dernier évoque aussi dans l’interview un chiffre d’affaire d’au moins 1,5 millions d’euros par mois ainsi que des comptes offshores à Maltes, Chypres et au Belize.

Et à Andorre, où deux administrateurs se sont installés, d’importantes saisies de biens auraient été réalisées. On parle de voitures de luxe, de biens immobiliers ainsi que de comptes épargne.

En tout cas, il semblerait que les autorités n’aient pas réussi à interpeller tous les responsables de ce site web puisque malgré les saisies de serveurs (en Allemagne et en Islande, selon la Sacem), quelqu’un est parvenu à remettre Zone Téléchargement en ligne en moins de 24 heures.

(Source)


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6 commentaires

  1. Quand on voit ce que ces gens ont réussi à faire avec une équipe ultra-réduite de quelques personnes et les revenus impressionnants générés à partir de simples publicités, imaginez si les majors se mettaient d’accord pour offrir une offre globale musique/cinéma à 15€/mois sur un site aussi simple et facile d’utilisation que ZT, ils gagneraient des millions qui n’iraient pas vers des sites illégaux récupérant aussi une partie de la clientèle payant des VPN/newsgroups.

    … mais ça ils ne comprendront jamais, ils ne s’entendront jamais entre eux…

    Ça me fait penser indirectement à l’état qui revend des marchés supposés « non rentables » qui deviennent subitement très rentables pour l’acheteur (exemple les autoroutes) tout ça parce que l’état est un mauvais gestionnaire (sinon ça ne serait pas rentable non plus pour l’acheteur).

  2. « […] ce sont des gens qui se sont enrichis sur le dos des créateurs »

    J’ai pas compris, ils parlent de la SACEM ou de ZT en fait ?

  3. ce sont des gens qui se sont enrichis sur le dos des créateurs … les dix salaires bruts les plus élevés de la SACEM reprèsentent à eux seuls une enveloppe de plus de 2,5 millions d’euros bruts / an.

  4. Et la sacem s’enrichit sur le dos de qui ?
    De plus, ce chiffre de 1,5 million est donné pzr lz sacem mais vérifiez par personne…

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