Si Google est la filiale la plus importante d’Alphabet, ce dernier est présent dans d’autres domaines comme les voitures autonomes, les drones de livraison ou encore les télécommunications. Alphabet est également un acteur dans le domaine de la santé, via sa filiale Verily. Récemment, celle-ci a par exemple annoncé un site web de triage aux États-Unis, afin de permettre aux internautes de savoir s’ils devraient faire un test de COVID-19 ou pas.
Mais aujourd’hui, ce sont les travaux de Verily pour lutter contre un autre fléau qui font parler d’eux. Via un projet baptisé Debug, Verily est engagé dans la suppression de la femelle Aedes aegypti (moustique), qui est le vecteur de la dengue, de zika, de chikungunya et de la fièvre jaune.
Comme l’expliquait Verily en 2018, « ce sont seulement les femelles qui ont besoin de sang pour leurs œufs et pour se reproduire. C’est ainsi que les moustiques femelles sauvages propagent des maladies, en se déplaçant de personnes en personnes tout en se nourrissant, raison pour laquelle nous considérons la femelle Aedes aegypti comme un mauvais insecte. »
Pour éliminer ces insectes, le projet Debug a adopté une technique appelée sterile insect technique (SIT). Alors que d’autres techniques consistent à diffuser des pesticides ou à éliminer les sites de reproduction, celle utilisée par Verily consiste à élever des mâles rendus stériles grâce à une bactérie appelée Wolbachia, puis à relâcher ces mâles dont les accouplements ne produisent pas de nouveaux moustiques.
Et afin d’optimiser son action, Verily mobilise son savoir-faire dans les nouvelles technologies, par exemple pour trier les mâles et les femelles.
Une validation scientifique ?
Verily a déjà évoqué les résultats très prometteurs du test qu’il a mené dans la ville de Fresno, en Californie. Mais récemment, le projet Debug a franchi une nouvelle étape importante : une publication dans Nature Biotechnology.
Pourquoi est-ce important ? « Bien que nous ayons précédemment résumé les résultats impressionnants de notre programme Debug Fresno, le document révisé par les pairs fournit de nouveaux détails concernant la conception de notre étude sur le terrain, la technologie d’élevage et de libération des moustiques, les données de piégeage et les méthodes d’analyse », explique la filiale d’Alphabet. Dans son annonce, celle-ci indique avoir presque éliminé les moustiques Aedes aegypti dans trois quartiers de Fresno grâce à sa méthode.
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C’est le world mosquito program
Oui, et cela ne fait pas disparaître le moustique mais transmet la bactérie qui inhibe le virus. Ainsi les moustiques ne transmettent plus la maladie.