C’est sans doute la plus grosse zone de flou du futur bonus écologique revisité. Parmi les critères permettant aux constructeurs d’obtenir leur score environnemental, le lieu de production des voitures électriques est le plus contraignant. C’est surtout celui qui risque de faire sortir certains modèles (majoritairement chinois) très compétitifs du dispositif.
À ce jour, anticiper les modèles éligibles à ce nouveau bonus écologique revient à jouer à la roulette russe. Mais pour se faire une idée, on peut déjà s’intéresser au lieu de production des voitures électriques actuellement achetées en France.
Les voitures électriques françaises fabriquées majoritairement en Chine
Sur BFM Business, François Roudier, porte-parole de la Plateforme automobile, a répondu à cette question. « La plupart des voitures électriques qui sont achetées maintenant en France sont produites soit en Chine, comme la Dacia Spring, soit dans les pays de l’Est comme la Peugeot 208 » explique-t-il.
Mais le nouveau bonus écologique risque de rebattre les cartes. « La production française nationale va arriver, ajoute-t-il. Elle arrive déjà avec la Megane de Renault qui est produite à Douai, puisque tout le centre de Douai et tout l’écosystème qui est autour de l’électrique à Douai va produire des véhicules électriques de Renault, comme la future R5 ».
Selon le porte-parole de la Plateforme automobile, les modifications du bonus écologique auront un effet bénéfique à long terme sur l’adoption de la voiture électrique. « Ce qu’on a remarqué c’est que dès que l’on garde un bonus électrique dans un pays, ça favorise la vente de véhicules électriques » assure-t-il. Il prend pour exemple la Norvège qui a mis en place une politique de bonus très suivie et qui a fonctionné.
Un équilibre à trouver
Le gouvernement aurait-il raison de faire ce pari d’un bonus plus contraignant alors que le pouvoir d’achat des Français baisse et que les véhicules électriques les plus vendus sont produits en Chine ? Le directeur des ventes de MG Motors France ne semble pas tout à fait d’accord avec cette analyse.
Interrogé par BFM Business, il explique que les véhicules qui entreront dans le dispositif l’année prochaine coûteront aux alentours de 43 000 euros, les premiers modèles à moins de 25 000 euros n’étant pas prêts. Il s’attend, comme d’autres constructeurs étrangers, à voir les ventes chuter en 2024 alors que la dynamique est bonne en 2023.
Le porte-parole de la Plateforme automobile admet qu’il y aura « un équilibre à trouver » et qu’il est « possible que les asiatiques fassent comme les Japonais l’ont fait il y a quelques années » c’est-à-dire « installer des usines en Europe et tout ça s’équilibrera sans véritable protectionnisme comme on l’entend un peu trop souvent maintenant ».
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Oui, attendre d’acheter est plus sage, parce qu’à la revente dans 4 ans on a aucune idée de du prix… avec les batteries à changer et les bons technologiques, ça vaudra 0.