Il fallait bien prévoir le coup. Du haut de ses 45 milliards de dollars de valorisation et avec plus de 90 millions d’utilisateurs actifs, la fintech Klarna ne pouvait pas rester très longtemps sur le simple créneau du paiement fractionné. Les banques surveillaient la startup suédoise de loin, et voilà qu’elle vient de dégainer un compte d’épargne pour ses clients allemands. Nul doute que l’expansion de l’offre et sa couverture sur les marchés européens formeront un raz-de-marée.
“Nous sommes sur un chemin passionnant, passant d’un simple fournisseur de paiement à un écosystème d’achat complet” prévenait en juin 2020 le directeur général de Klarna en Allemagne, Autriche et Suisse. Le projet aura pris un peu de temps, mais le voici. Et pour ne pas faire les choses à moitié, Klarna a prévu d’offrir des taux d’intérêt “très compétitifs” allant jusqu’à 1,15 %, “parmi les plus élevés d’Europe”. L’offre comprend quatre types de dépôts à terme fixe, de 12, 24, 36 ou 48 mois.
Pour pouvoir se lancer, il y a deux ans, Klarna comptait sur une autre fintech, spécialisée dans les dépôts : Raisin. Mais grâce à sa licence d’établissement de crédit suédoise, elle peut donc couvrir de nouveaux marchés européens sans trop de mal. L’Allemagne est la première du lot, alors que les résultats du marché furent très bénéfiques à Klarna ces derniers mois avec son offre de BNPL (Achetez Maintenant Payez Plus Tard – Buy Now Pay Later).
Klarna en France
Le créneau du paiement fractionné est un gros succès. En France, il y a la fintech Alma, née en 2017, qui travaille avec 1000 commerçants partenaires. Mais le paiement fractionné et le paiement différé ne lui ont pas fait de cadeau en juin 2021 lorsque le géant Klarna annonçait son arrivée sur le marché français, son dix-septième.
La force de Klarna réside à la fois dans son pouvoir marketing, son application et ses solutions. Pour son arrivée en France, les clients ne pourront accéder qu’à l’offre de paiement en 3 fois (tous les 30 jours) mais l’application Klarna offre des outils pour sauvegarder des produits que l’on souhaite acheter, surveiller leurs prix en direct et paramétrer des alertes, suivre les émissions de carbone, et accéder à une totale transparence sur leur suivi de paiement.
Il sera intéressant de surveiller si la fintech déploiera son compte d’épargne en France également, à l’heure où Revolut annonçait en fin d’année 2021 la création de son établissement de crédit afin de proposer de nouveaux produits bancaires tels que les livrets. Il faudra aussi observer comment Lydia, la fintech du paiement française, réagirait à une telle annonce à l’heure où la licorne française a déjà beaucoup à faire pour lutter face aux banques en ligne telle que Boursorama Banque.
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