- La France se positionne comme un leader mondial dans le secteur des crypto-monnaies, grâce aux politiques favorables de Macron
- Binance, Circle, Crypto.com ont choisi Paris comme base européenne pour profiter du cadre réglementaire progressiste et protecteur mis en place par la France
- Macron veut créer un métavers européen pour promouvoir l’innovation et la culture, et appelle les institutions culturelles à se saisir des NFT
La France n’est pas seulement le pays de la gastronomie, de la mode et de la culture. C’est aussi celui qui attire de plus en plus les acteurs majeurs du secteur des crypto-monnaies. Le français Ledger est le symbole de cette dynamique. L’entreprise n’a jamais quitté le territoire et construit ses 6 millions de wallets à Vierzon. Elle héberge 20 % des cryptos dans ses portefeuilles. Citons également Morpho, le projet né du travail d’un étudiant de 21 ans, promis à un avenir radieux.
Le chef de l’Etat français a fait de la transformation numérique et de l’innovation ses priorités, et a affiché son soutien aux monnaies numériques, qu’il considère comme un levier de croissance économique et de compétitivité. Lors d’une interview accordée au média spécialisé The Big Whale, il déclarait :
Le web 3 représente une exigence et une chance à ne pas manquer. Celle que la France et l’Europe soient leaders des futures générations du web. La France a les actifs et les talents pour cela.
Cet environnement favorable a incité des entreprises comme Binance (plus grande plateforme d’échange de crypto-monnaies au monde), Circle (société spécialisée dans les paiements en monnaie numérique) ou Crypto.com (plateforme qui propose des services variés liés aux crypto-actifs) à faire de Paris leur base européenne.
Malgré les lourdeurs administratives qui collent à la peau de la France, ces entreprises ont été séduites par le cadre réglementaire à la fois progressiste et protecteur qui vise à favoriser le développement du secteur tout en assurant la protection des consommateurs et le respect des normes internationales.
Parmi les dispositifs incitatifs, impossible de ne pas citer l’accompagnement de Bpifrance qui propose de l’equity (une enveloppe pour injecter de l’argent, différent des prêts) pour les startups crypto/blockchain.
La France a aussi été l’un des premiers pays à adopter une loi spécifique sur les crypto-actifs en 2019, qui instaure un régime optionnel d’enregistrement et d’agrément pour les prestataires de services sur actifs numériques (PSAN).
Pas question pour autant de se montrer laxiste. Après l’effondrement de FTX en novembre dernier (un choc sur le marché des crypto-monnaies), les autorités françaises ont renforcé leurs exigences en matière de transparence, de politique tarifaire, de gestion des conflits d’intérêts et de séparation des dépôts des clients. Elles ont également plaidé pour une harmonisation des règles au niveau européen, avec le projet de règlement MiCA (Markets in Crypto-Assets), qui devrait entrer en vigueur en 2024.
“Nous devons maintenant assurer l’uniformité des règles sur le territoire européen pour créer un marché unifié, expliquait le Président dans son interview accordée à The Big Whale. Je suis, dans ce cadre, pour que nous avancions rapidement sur le règlement MiCA, sur la base de l’approche équilibrée promue par le Conseil et inspirée du cadre français. La France sera très attentive à ce que le texte n’empêche pas l’innovation et reste aussi neutre que possible au plan technologique”.
La France se distingue ainsi des autres pays qui ont adopté une attitude plus restrictive ou hostile vis-à-vis des cryptomonnaies, comme la Chine, Singapour, Dubaï ou les Etats-Unis.
Metaverse européen et NFT
Au-delà de la crypto, Emmanuel Macron a vision ambitieuse pour le metaverse, ces mondes virtuels en ligne où les utilisateurs peuvent interagir entre eux et avec des objets numériques.
Lors d’une conférence de presse organisée le 17 mars 2022, Macron avait pour la première fois évoqué l’idée d’un “métavers européen” et plaidé pour l’indépendance culturelle et informationnelle. Il avait réitéré cette idée dans son interview à The Big Whale, en affirmant :
Le web 3 représente une exigence et une chance à ne pas manquer. Celle que la France et l’Europe soient leaders des futures générations du web.
Son objectif serait de faire de l’Europe un acteur central autour du développement du web3, sans dépendre des grands acteurs américains ou chinois, contrairement à ce qui s’est passé jusqu’à aujourd’hui. La construction de ce métavers européen serait également un moyen de maîtriser et promouvoir des contenus culturels et créatifs.
Macron a ainsi appelé les institutions culturelles à se saisir des NFT, ces jetons numériques non fongibles qui permettent de certifier l’authenticité et la propriété d’une œuvre d’art ou d’un objet virtuel. “Je souhaite que nos principaux établissements culturels développent une politique en matière de NFT, par exemple à travers la valorisation, la diffusion et la protection des jumeaux ou déclinaisons de leurs collections physiques” a-t-il déclaré.
Reste que ces paris sont fragiles. Le gourou du métaverse, Mark Zuckerberg, commence à s’interroger sur l’avenir de cette technologie après y avoir investi des milliards. Si le marché des NFT reprend du poil de la bête depuis début 2023, il s’est globalement essoufflé lui aussi : les NFT Bored Apes, qui s’échangeaient à des prix fous, ne valent désormais quasiment plus rien.
Quant aux cryptomonnaies, elles ont connu un crash historique en 2022. Si le Bitcoin reprend des couleurs, l’avenir de ces produits à risques reste incertain. Pour preuve, Binance, plateforme d’échange numéro 1, connaît de grandes difficultés aux Etats-Unis. L’entreprise est aussi fragilisée dans d’autres pays du monde dont des pays européens comme l’Allemagne.
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macron le crypto président…… mais quelle blague… fallait oser…. ce qui est cryptographique c’est son discours contradictoire sur tous les sujets et que plus personne ne comprend même plus lui qui devient un exilé perpétuel et solitaire de notre pays qui ne veut plus d’un feneck de wall street à sa têteLond
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