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Fintech

En France, N26 se rapproche du Compte Nickel

La néo-banque fait le point sur son activité en France depuis le confinement.

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© N26

Invité sur BFM Business, Jérémie Roselli de N26 n’avait pas pris la parole depuis un moment. Le directeur général des activités en France, en Belgique et au Luxembourg de la néo-banque s’est exprimé en fin de semaine dernière pour faire le point, et évoquer la situation assez complexe dans laquelle les nouveaux acteurs de la fintech font face depuis la crise sanitaire et la baisse de la consommation.

L’homme en a profité pour officialiser que N26 avait atteint les 1,5 million de clients au sein de l’hexagone, alors qu’ils avaient franchi la barre symbolique du million en octobre, l’année dernière. « Nous avons plus de 2000 nouveaux clients par jour, tous les jours de la semaine », affirmait Jérémie Roselli, sur le plateau de la chaîne télé.

Il y a deux ans, en revanche, les attentes étaient plus élevées pour l’établissement berlinois. Sur le sol français, il pensait se déployer à plus grande échelle en atteignant les 2 millions de clients en 2019. Il n’est pas très clair depuis quand la néo-banque a atteint les 1,5 million de clients, mais une chose est sûre, un léger retard dans les prévisions est à constater.

« Un bilan sain »

Il faut dire qu’en Europe, les conséquences ont été nombreuses pour N26. Son lancement au Brésil a dû être retardé, et son effectif aux États-Unis a été revu à la baisse. Pour le reste des salariés de l’entreprise, une coupe de 25 % dans les salaires a dû être mise ne place.

Du côté du client, là aussi, des changements ont eu lieu. Ils ne résultent pas uniquement de la crise sanitaire, mais les évolutions vers un modèle économique plus rentable se sont accélérées. Au début du mois de mai, N26 ajoutait la recharge du compte par carte bancaire, mais la gratuité du service chez son concurrent Revolut n’était pas retrouvée ici.

En France, Jérémie Roselli ne se montre pas préoccupé. Il affirmait sur le plateau de BFM Business que N26 avait « un bilan sain » et que vis-à-vis des banques traditionnelles qui ne pouvaient pas ouvrir leurs locaux, les banques en ligne et néo-banques montraient leur plein potentiel numérique.

Un maître-mot : innovation

Le numérique justement, continuera d’être le levier de N26 : « on a plus d’ingénieurs que de banquiers » annonçait-il, ajoutant que « la différence va être dans l’innovation » en parlant des perspectives du marché et la manière dont N26 comptait conserver sa place.

La crise sanitaire et le confinement ne peuvent qu’ajouter du poids à ses mots. Malgré une baisse de la consommation qui a impacté le secteur, les néo-banques ont joui de l’accélération du changement des habitudes et la prise de conscience de l’intérêt des services en ligne.

Pourtant, sur le marché des néo-banques, tous ne font pas le choix du 100 % mobile. Force est de constater d’ailleurs que ces différents acteurs alternatifs rencontrent eux aussi le succès : la banque Nickel (ex-Compte Nickel) dépassait les 1,5 million de clients en France en janvier, avec un modèle à cheval entre le numérique (via le site et l’application) et un réseau physique (via les buralistes).

La semaine dernière, Ma French Bank annonçait elle aussi un bilan plutôt positif. Seulement douze mois après avoir été lancée par la Banque Postale (réseau sur laquelle la néo-banque s’appuie), elle annonçait avoir dépassé les 200 000 clients. Ce mode de fonctionnement semble plaire, et le directeur d’Orange Bank Paul de Leusse l’expliquait par le fait que cela permet d’attirer des « gens qui ne seraient pas spontanément allés vers la banque mobile » lors d’une interview à Presse-citron.

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3 Commentaires

3 Commentaires

  1. logps

    11 août 2020 at 15 h 49 min

    Cela s’appelle ( avant que ces failles ne soit dénoncés au grand public) des failles zéro-day ou vulnérabilité zero-day exploités seulement ou surtout pas des organismes des renseignements des gouvernements : citation https://fr.wikipedia.org/wiki/Vuln%C3%A9rabilit%C3%A9_zero-day

     » D’après les protocoles du « Vulnerability Equities Process » (VEP) créé par le gouvernement des États-Unis, les agences de renseignement américaines sont supposées — sous l’égide de la NSA — déterminer collectivement si elles préfèrent révéler une vulnérabilité pour permettre au développeur du logiciel de la corriger, ou bien si elles préfèrent l’exploiter »

    article de wiki qui continue par la suite :

    « L’attaque informatique du 12 mai 20174 qui a momentanément affecté le National Health Service britannique et quelques douzaines d’autres institutions russo-européennes — touchant 200 000 stations de travail à travers 150 pays, selon Europol5 — révèle l’échec des protocoles de gouvernement des États-Unis pour avertir les développeur de logiciels et le secteur privé des vulnérabilités des systèmes6.  »

    Ce qui veut dire que cette société de cybersécurité Chekpoint en faite ne dénonce qu’un secret de polichinelle en soit, car de failles il s’agissait pour une bonne partie de faille probablement volontaire , porte d’accès , cheval de troie à la demande de x ou x gouvernement ou intérêts particuliers… Ou tout cas selon l’adage latin « qui tacet consentire videtur « .

    Rappelons que Qualcomm la société qui produit le Snapdragon est une société US et Toutes les sociétés US qui plus est des secteurs Technologiques ont pour obligation de donner leur code source à autorités Américaines…. !

    Maintenant je me demande pourquoi cette société décide de dénoncer ceci maintenant ? leur fallait il suffisamment de preuves ou de codes ? Ou alors se joue il un jeu à travers ces articles et dénonciations etc , telles Intel qui s’est fait voler des dizaines de giga octets sur ses futurs procs ,bref des jeux troublent qui ne servent que certaines intérêts particuliers ou étatiques et qui utilisent ou prennent à témoin la communauté internationale pour leur sombres jeux financiers et de pouvoir…

    Enfin apprendre que des portes d’accès dérobés ou cheval de Troie ou autres vulnérabilités impliquent systématiquement des fuites de données et la perte véritable de nos vies privés , de notre intimité etc, et de tout ce que cela implique devrait SURTOUT déranger et faire remuer les méninges des législateurs de nos pays et de de L’E.U pour ce qui nous concerne et pas seulement ceux des sociétés spécialisés …. Sinon à quoi servent donc réellement ces personnes élus à ces responsabilités et envers qui vraiment elles prêtent allégeance en fin de compte ?!

  2. GUINGAND

    11 août 2020 at 17 h 06 min

    Nickel c’est une poubelle pour hakceurs, N26 vas regretter

  3. Patrick

    12 août 2020 at 0 h 19 min

    N26 a perdu de sa superbe et je n’utlise plus mon compte. Leur offre n’est plus compétitive, rien de bien innovant justement n’a été lancé depuis 2 ans (hormis des fonctionnalités pas vraiment utiles) et l’iban allemand reste un gros frein.
    Mais bon si ca s’ameliore, je verrais

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