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Google chercherait à retravailler avec Huawei malgré l’embargo américain

Le média allemand Finanzen révèle que Google aurait demandé au gouvernement américain de l’autoriser à retravailler avec Huawei. Si cette requête a peu de chance d’être acceptée, elle met en lumière toute la complexité de l’embargo pour les principaux acteurs du monde de la tech.

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Huawei P30 Pro
© Presse-citron.net

Google commencerait-il à craindre les répercussions de l’embargo américain contre Huawei ? Interdit de travailler avec le géant chinois, Google aurait demandé au gouvernement américain de lui accorder une dérogation indique le média allemand Finanzen.

En revanche aucun détail n’est donné sur l’objet de cette dérogation. Google souhaite-t-il fournir ses services sur les smartphones Huawei ? Veut-il anticiper un renforcement de l’embargo ? Le mystère reste entier.

D’ailleurs, rien ne dit que cette demande trouve une réponse positive. Google avait déjà tenté de négocier avec le gouvernement juste après la signature du décret « anti-Huawei », en vain. La suite, on la connaît. Donald Trump a même demandé un renforcement des sanctions. Les autorités ont aussi affirmé avoir des preuves de l’espionnage de Huawei (principale raison officielle de l’embargo) sans toutefois les fournir.

Reste que Google vient d’annoncer l’investissement de 10 milliards de dollars aux Etats-Unis avec l’ouverture de nouveaux bureaux et centres de données, créant par la même occasion des milliers d’emplois dans onze Etats. De quoi peser dans d’éventuelles négociations ? Sans doute. En tout cas, cette demande de Google, si elle est confirmée, soulève l’importance de Huawei sur le marché mondial du smartphone.

L’AppGallery de Huawei, un danger pour Google ?

Cette information survient alors que Huawei dévoilait il y a quelques jours le Mate Xs, son nouveau smartphone pliant, sans les services Google. Serein, le constructeur chinois rappelait alors ses excellents résultats sur la fin d’année 2019, malgré l’embargo américain.

Dans un discours apaisé, les cadres de la marque expliquaient qu’AppGallery, son alternative au Play Store, faisait son bonhomme de chemin. Les développeurs l’adoptent peu à peu, l’incluent dans leur roadmap. Certains grands groupes américains (comme Facebook) contournent les limitations de l’embargo en redirigeant les utilisateurs vers des fichiers .apk.

Si les méthodes de contournement sont loin d’être user friendly, elles permettent de combler un manque de façon temporaire. Huawei se montre confiant et assure qu’en 2020 l’AppGallery va accueillir des millions d’applications, y compris les plus utilisées du grand public. Pour cela, il a préparé un plan d’investissement de 3 milliards de dollars dont une bonne partie sera destinée au développeurs. Pour les attirer Huawei se dit prêt à diminuer la part qu’il s’octroie sur les applications de son store. Google et Apple prennent 30% des recettes ? Huawei évoquait une commission de 15%. Qui dit mieux ?

Le géant chinois a d’ailleurs déclaré qu’il n’avait plus vraiment besoin de Google et que cet embargo lui avait finalement permis de proposer une alternative aux consommateurs. Désormais numéro 2 mondial devant Apple, il dispose d’un parc d’utilisateurs important. Un vrai manque à gagner pour Google.

Car le géant américain tire une partie de ses bénéfices du Play Store et des données récoltées via ses services. Se priver de plusieurs centaines de millions d’utilisateurs représente une perte conséquente. Perte qui tombera dans les poches de Huawei. On comprend mieux pourquoi Google cherche à renouer les liens.

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Par : Google LLC
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