Passer au contenu

Il a fondé Twitter. Puis, il s’est excusé de l’avoir fait

Jack Dorsey veut se repentir d’une faute commise : avoir centralisé le web.

Nouvel épisode dans la série des tweets de Jack Dorsey à propos du Web3 et de l’importance de bâtir un web décentralisé basé sur le protocole de la Blockchain. Le fondateur de Twitter, qui a quitté son poste au sein du réseau social pour se focaliser sur ses projets autour de Bitcoin et du Web3, veut maintenir se repentir. Un geste intelligent.

Ce weekend, il avouait avoir lui-même participé à la centralisation du web en créant Twitter. “L’époque d’Usenet, de IRC, du web… même du courrier électronique (avec PGP)… était incroyable. La centralisation de la découverte et de l’identité dans les entreprises a vraiment endommagé Internet. Je me rends compte que je suis en partie responsable et je le regrette”, écrivait-il.

Son message a reçu de nombreuses réponses, dont l’une du PDG de la fintech américaine Affirm, Max Levchin, qui lui disait qu’Internet n’aurait pas pu se développer autrement, alors qu’il avait besoin de gagner le public et commencer à gagner de l’argent. Il disait aussi que “la subtilité d’aujourd’hui ne pouvait pas exister à l’époque” en pensant au recul nécessaire que l’on a aujourd’hui pour pouvoir faire une critique.

Ce à quoi Jack Dorsey répondait que “peut-être qu’une plus grande insistance sur le protocole d’abord, puis sur l’interface aurait aidé”. Il ajoutait que le manque de technologie à l’époque “ne permettait pas d’offrir suffisamment de solutions pour gagner de l’argent”. Comprendre : Bitcoin n’existait pas encore. “Cela a conduit à la domination de la publicité”, écrivait-il. Modèle sur lequel Twitter s’est bâti et sur lequel le réseau social cherche à sortir en partie aujourd’hui.

Peine perdue pour le Web3

Si Jack Dorsey parie autant sur le Bitcoin et la Blockchain, c’est qu’il s’agira pour lui de la solution pour bâtir un Internet totalement libre sur lequel la sécurité et la protection de l’identité ne sont pas négligés. Mais depuis l’année dernière, l’entrepreneur mène une campagne médiatique pour informer des risques sur le Web3 d’aujourd’hui.

“Non, il s’agit du même problème avec des mots différents”, répondait Jack Dorsey à un internaute qui lui disait que “le web3 pourra résoudre ces problèmes” mentionnés par l’entrepreneur dans son tweet originel.

En effet, des projets tels que les plateformes d’achat de cryptomonnaies Binance ou Coinbase n’ont rien, pour lui, d’intéressant. Car celles-ci profitent d’un produit effectivement décentralisé (le Bitcoin) pour le centraliser sur une place boursières aux allures de banque des cryptos. D’ailleurs, Coinbase est entré en Bourse il y a un an de quoi montrer sa proximité avec Wall Street et la finance traditionnelle.

Lire aussi – Jack Dorsey et Elon Musk critiquent le Web3, voici leur avis

Sur Twitter, il écrivait en décembre 2021 que “vous ne possédez pas le Web3. Les fonds d’investissement, eux, le possèdent”, en référence à de gros noms comme A16z qui investissent massivement dans des projets du web décentralisé pour en obtenir les services – et répéter ce qu’ont fait Google, Apple, Facebook et Microsoft du Web 2.0 (des monopoles centralisés). Jack Dorsey se montre pessimiste pour tenter de rassembler tout le monde autour de sa cause.

S’il travaille de son côté sur un réseau social décentralisé, n’oublions pas qu’il est aussi derrière Square et que sa fintech qui parie sur Bitcoin, possède aussi Cash App. Un service de paiement de pair à pair qui n’a rien de bien différent d’une application comme Coinbase ou Binance. Mais depuis hier, Elon Musk l’a rejoins indirectement dans son combat en investissant 2,9 milliards de dollars pour acquérir près de 10% du capital de Twitter.

📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.