SpaceX fait des envieux, ce n’est pas nouveau. Personne ne reste de marbre face à la firme d’Elon Musk qui est en train de doucement faire sa place dans le monde du spatial. Fort de plusieurs partenariats avec la NASA, elle se développe rapidement, aux dépens de certaines entreprises historiques du spatial américain, comme ULA.
United Launch Alliance (ULA) est une entreprise spatiale détenue par Boeing et Lockheed Martin. Créée en 2006 par les deux sociétés elle est à l’origine de plusieurs lanceurs comme Atlas V ou encore les lanceurs Delta. L’ULA travaille aujourd’hui à la construction du lanceur Vulcain.
La NASA fait des choix « politiques »
Comme beaucoup d’entreprises privées historiques, l’ULA a mis beaucoup (trop peut-être) de temps avant de comprendre la puissance du New Space et des firmes comme SpaceX ou Blue Origin. Perdant peu à peu des parts de marché, le vice-président de l’ULA , Robbie Sabathier pense que ce sont les décisions de la NASA, qu’il juge « incompétente », qui sont l’origine des maux de l’entreprise.
En effet dans une liste d’e-mails privés divulgués sur un forum de hackers au début de cette semaine, le vice-président Robbie Sabathier de l’ULA s’en prend à SpaceX et à l’administration de la NASA en place sous le mandat de Donald Trump. Selon lui, les choses sont simples : l’agence américaine a favorisé l’entreprise d’Elon Musk pour des raisons politiques. « L’exploration spatiale est menacée en raison des faveurs politiques offertes à Elon Musk », avance même Sabathier le 23 avril dernier dans un courrier adressé à Hasan Solomon, un lobbyiste d’un grand syndicat de l’aérospatiale.
Quelques jours avant cet e-mail, la NASA venait de faire le choix très controversé de donner le contrat de l’HLS (Human Landing System) à SpaceX, signant au passage un chèque de 2,89 milliards de dollars. Ce choix, qui a fait grincer les dents de nombreuses personnes, a mis le feu aux poudres pour Sabathier qui ne portait déjà pas Elon Musk dans son cœur.
SpaceX : le chouchou de la NASA ?
Sabathier n’est pas le seul à penser que SpaceX est avantagée par la NASA. Jeff Bezos et son entreprise Blue Origin, eux aussi en course pour le contrat du HLS, en veulent à l’agence américaine. Avec son offre « Blue Moon », le fondateur d’Amazon se voyait déjà remporter la Lune, et la décision de la NASA a fait l’effet d’une douche froide.
Mécontent, Bezos avait alors porté réclamation au GAO, l’équivalent de la Cour des comptes américaine, mais sa demande a été rejetée au début du mois d’août. Face à ce nouvel échec, Jeff Bezos continue son combat et a porté plainte auprès d’un tribunal fédéral, mettant en péril le développement de l’ensemble du programme Artemis, qui est gelé par la NASA au moins jusqu’au 1er novembre.
En ce qui concerne Sabathier, ce dernier est tout aussi remonté contre SpaceX et la NASA que Jeff Bezos. Alors que le programme Artemis est dans toutes les têtes, le vice-président d’ULA s’inquiète du sort des autres missions, notamment Lucy, une mission d’étude d’astéroïdes qui sera lancée depuis une fusée Atlas V, produite par ULA.
Sabathier finit par rappeler qu’Elon Musk a toujours eu des relations compliquées avec la FAA, le gendarme du ciel américain. Alors que dans le même temps, l’entrepreneur répondait à toutes les exigences de la Chine avec son entreprise automobile Tesla.
ULA : un colosse aux pieds d’argile
Ce discours de Sabathier n’est pas étonnant. ULA n’a pas proposé de projet de HLS pour le programme Artemis de la NASA et s’est donc volontairement mis hors jeu dans cette course à la Lune. Alors que dans le même temps, la maison mère Boeing est en difficulté avec sa capsule Starliner, qui doit faire la navette vers l’ISS. Cette dernière devait prendre la direction de la station spatiale internationale, mais une suite d’événements malheureux l’a ramenée à l’usine.
En ce qui concerne les e-mails, ULA a décidé de ne pas commenter la situation pour le moment. Selon une porte-parole de l’entreprise, ce « cybercrime présumé » est pris très au sérieux par les équipes de l’entreprise, mais rien ne prouve pour le moment qu’une attaque informatique ait eu lieu sur un des comptes de l’ULA. La firme remet ainsi en doute l’authenticité de ces prétendus e-mails.
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soit l’ULA doit fair profile bas pour s’être fait piraté, c’est très grave, soit c’est fait expiré et c’est grave de le dire aussi, mai en attendant sapce-X bas de nouveaux records, ce que l’ULA n’a jamais quitté sa zone de confort, dormir et se plaindre