C’est une problème écologique récurrent. Chaque année, près de 300 millions de tonnes de plastiques sont produites dans le monde, et l’on estime qu’environ 5000 milliards de morceaux de plastique flottent actuellement sur les océans. Cela constitue un véritable piège pour des centaines d’espèces d’animaux marins, mais aussi indirectement pour la santé humaine.
Un procédé ingénieux qui répond à un impératif environnemental
Des scientifiques de la prestigieuse Université américaine de Princeton viennent toutefois de faire une découverte qui pourrait changer la donne. Ils ont en effet décidé d’utiliser des blancs d’œufs afin de créer un aérogel capable d’éliminer les microplastiques et le sel de l’eau de mer.
Concrètement, le blanc d’œuf est un système complexe de protéines, qui, lorsqu’il est lyophilisé et chauffé à 900 degrés Celsius dans un environnement sans oxygène, produit une substance qui peut éliminer 99 % des microplastiques sur l’eau et 98 % du sel.
Les résultats de cette étude sont d’autant plus prometteurs que cet aérogel est très peu coûteux à fabriquer. De plus, il ne consomme qu’une quantité limitée d’eau et d’énergie, et il s’avère bien plus efficace que le charbon actif qui est parfois utilisé.
Craig Arnold, qui dirige le laboratoire à l’origine de ce travail scientifique, précise à ce sujet : « Les œufs sont cool parce que nous pouvons tous les utiliser et qu’ils sont faciles à obtenir, mais il faut faire attention à ne pas concurrencer le cycle alimentaire. » Il semble toutefois que ce matériau pourra tout de même être produit en grande quantité, et sans menacer pour autant la sécurité alimentaire mondiale.
Pour l’heure, il n’est toutefois pas question d’utiliser ce procédé à grande échelle. Les chercheurs veulent d’abord prendre le temps d’approfondir leurs découvertes et notamment d’affiner le processus de fabrication afin, pourquoi pas, de l’utiliser pour purifier l’eau à plus grande échelle.
Quand l’IA fait des merveilles
Pour finir, il est intéressant de noter que des opérations de nettoyage sont entreprises un peu partout mais qu’elles se heurtent très souvent au problème du repérage des microplastiques. Et justement, nous vous parlions en 2020 de cette équipe de scientifiques de la Plymouth Marine Laboratory au Royaume-Uni.
Ces derniers ont ont mis au point une IA qui repère la pollution plastique en mer, via les images collectées par les satellites Sentinel-2 de l’Agence spatiale européenne. Le système a déjà fait ses preuves en Europe, en Asie et Afrique avec des taux d’efficacité très élevés qui se situent autour de 86 %.
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