« Réduire de 50 % le nombre de tués et de blessés graves sur les routes d’ici à 2030 ». C’est l’objectif poursuivi par le commissaire aux Transports de l’Union européenne (UE), Apostolos Tzitzikostas. Pour cela, le dirigeant fait une proposition audacieuse qui ne devrait clairement pas à tout le monde. Faisons le point.
Un changement majeur se profile
Il a ainsi envisagé ce jeudi 24 avril de rendre les contrôles techniques annuels obligatoires pour les camionnettes et les voitures de plus de dix ans en vue d’améliorer la sécurité routière, rapporte Le Figaro qui reprend l’Agence France Presse (AFP). La commission souhaite par ailleurs agir contre le truquage des compteurs kilométriques et mieux contrôler les émissions d’oxyde d’azote et de particules fines.
Cité par nos confrères, Apostolos Tzitzikostas souligne ainsi :
L’initiative d’aujourd’hui constitue une avancée majeure pour rendre nos routes plus sûres, notre air plus pur et la vie des citoyens plus facile. L’UE est fermement décidée à réduire de 50% le nombre de tués et de blessés graves sur les routes d’ici à 2030.
D’après les autorités, près de 20 000 personnes auraient trouvé la mort sur les routes européennes l’année dernière dans des accidents. Il s’agirait en tout cas d’une évolution majeure pour les automobilistes. Rappelons qu’en France, le contrôle technique est obligatoire tous les deux ans pour les véhicules de plus de 4 ans.
Cela dit, cette proposition est encore assez loin d’être appliquée. Pour être approuvée, elle devra en effet être validée par le Parlement européen et par les États membres, ce qui est encore assez loin d’être gagné. On peut aussi imaginer que les élus seront sensibles aux réactions de l’opinion publique, et il n’est pas certain que les citoyens soient tous ravis de l’éventuelle entrée en vigueur de ce dispositif.
Des règles stables pour l’année 2025
Pour rappel, les règles du contrôle technique évoluent régulièrement. 2025 ne marque toutefois pas de changement majeur : les automobilistes continuent de passer leur contrôle technique selon les modalités actuelles, sans durcissement des critères.
Les centres agréés maintiennent leurs vérifications habituelles sur la sécurité, la pollution et l’état général des véhicules, ce qui constitue une stabilité bienvenue. Cela dit, il reste important de se tenir au courant de la législation en vigueur.
En revanche, le malus écologique évolue. Le seuil d’application descend à 113 g/km de CO2 et le montant maximal atteint 70 000 euros, ce qui impacte un nombre croissant de modèles. Cette mesure accélérera la transition vers des véhicules plus propres. Plus d’informations à ce sujet dans notre précédent article ici.
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