« J’encourage les gens à regarder au-delà des obstacles et des nids-de-poule. Levez les yeux vers la citadelle brillante sur la colline. » En avril dernier, Elon Musk tentait d’insuffler un vent d’optimisme chez les investisseurs au moment de la présentation des résultats trimestriels de Tesla. Il continue d’insister sur cet avenir radieux pour l’entreprise, et ce, malgré des chiffres de ventes inférieurs aux projections les plus pessimistes. Faisons le point.
Des chiffres très décevants
Commençons par les faits, assez cruels pour le constructeur. Au cours du second trimestre 2025, la compagnie a livré 443 956 véhicules, soit une baisse de 13,5 % par rapport à la même période en 2024. La plupart concernent la Model 3 et la Model Y. Tesla obtient ainsi des résultats inférieurs à ce que prévoyaient les analystes de Wall Street, qui escomptaient une baisse d’environ 10 %.
S’il est toujours délicat d’expliquer les raisons d’une telle défaillance, on peut en tout cas esquisser plusieurs hypothèses. Les médias américains, Gizmodo et le Wall Street Journal mentionnent notamment l’engagement politique d’Elon Musk. Alors que la marque Tesla est liée à la cote d’amour du milliardaire, son positionnement à l’extrême droite de l’échiquier n’est clairement pas du goût de sa clientèle, qui est plutôt progressiste.
Dans le même temps, le constructeur fait face à des rivaux de plus en plus solides dans le domaine des voitures électriques. Il en va ainsi des Américains Ford, General Motors et Rivian, mais également du chinois BYD. L’Europe entre aussi dans le jeu et les géants de l’automobile européens proposent des modèles de plus en plus compétitifs.
Le pari fou d’Elon Musk
Alors que ces informations sont consternantes pour l’avenir de Tesla, Elon Musk semble, au moins, publiquement, faire le choix de l’optimisme. Pourquoi ? Il semble vouloir réorienter l’activité de cette société vers l’intelligence artificielle, la robotique et les logiciels. Ainsi, le Full Self-Driving (FSD), le logiciel de conduite autonome de Tesla, longtemps retardé, est attendu comme le messie.
Il en va de même pour Optimus, le robot humanoïde toujours en cours de développement. Enfin, son service de robotaxis récemment lancé à Austin au Texas donne aussi beaucoup d’espoir à Elon Musk. Cela dit, cette espérance mérite d’être tempérée, puisqu’il a suscité de nombreux quolibets en ligne, et que le véhicule autonome a nécessité la présence d’un superviseur humain sur le siège passager. Signe que le rêve d’un service parfaitement autonome qui viendrait sauver l’entreprise n’est peut-être pas pour demain. Cela dit, l’homme d’affaires a pris l’habitude de nous surprendre et on peut imaginer qu’il n’a pas dévoilé intégralement ses plans au public.
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