Une montagne a beau être faite de pierre et de roche, elle évolue au gré des caprices de la Terre. Ainsi, il est normal que l’altitude des monts que nous connaissons tous varie au fil des années. C’est le cas du mont Blanc, dont l’altitude officielle vient d’être actualisée.
Les géomètres-experts de Haute-Savoie mesurent la montagne tous les ans, mais ne publient leurs résultats que tous les trois ans. En 2026, ils ont donc tenu une conférence de presse à Saint-Gervais. Par rapport à 2023, le sommet est presque deux mètres plus haut.
Le mont Blanc est plus haut qu’en 2023, mais a perdu de la hauteur par rapport à 2025
Le mont Blanc culmine donc aujourd’hui à 4 807,47 mètres au-dessus du niveau de la mer. Il gagne ainsi 1,88 mètre par rapport à la dernière mesure publique, réalisée en 2023, qui avait établi l’altitude du sommet à 4 805,59 mètres. À noter que, par rapport à la mesure de 2025, qui n’avait pas été communiquée au grand public, le mont Blanc a perdu un peu de hauteur, puisqu’il mesurait alors 1,29 mètre de plus. Pas de panique : cette « perte » n’est pas inquiétante. Les experts rappellent qu’une mesure n’a pas grande importance lorsqu’elle est prise de manière isolée et que l’évolution de la montagne doit s’analyser dans le temps.
Pour obtenir cette donnée, les géomètres ont organisé une expédition au sommet du mont Blanc en septembre dernier. Trente-deux experts ont ainsi gravi la montagne avec 30 kilos d’équipement scientifique et y ont travaillé pendant deux heures pour effectuer leurs mesures. L’altitude fluctue d’une année à l’autre, et ce, pour plusieurs raisons.
On pourrait en effet penser qu’un géant de roche reste stable à l’échelle des temps géologiques, mais il n’en est rien. Plusieurs facteurs font évoluer la hauteur de nos montagnes. L’activité géologique, tout d’abord, et plus particulièrement la tectonique des plaques, joue un rôle important. L’Everest, par exemple, gagne quelques millimètres par an. Pour le mont Blanc, le cas est un peu particulier : en raison de son sommet arrondi, son altitude dépend de l’épaisseur de la neige et de la glace qui le recouvrent, ainsi que des vents qui le balaient. Son évolution peut donc fournir des informations précieuses sur le réchauffement climatique.
Les géomètres continueront évidemment leurs mesures dans les années à venir, mais les prochains résultats publics ne seront publiés que dans trois ans, soit en 2029. Rappelons que le mont Blanc a atteint son « pic » en 2007, atteignant 4810 mètres. Un record absolu pour le toit de l’Europe.
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