Google veut renverser la table ! La firme de Mountain View est déjà présente dans le monde des ordinateurs depuis une décennie déjà, mais cette année, elle va revoir entièrement sa copie. Adieu les Chromebooks, bonjour les Googlebooks. L’objectif est de vendre des ordinateurs pas trop chers, élégants, efficaces et surtout dopés à l’IA. En ligne de mire, le marché des PC Windows, actuellement en crise.
Google nous en a dit plus sur ce nouveau format et a répondu à une question simple : mais c’est quoi, exactement, un Googlebook ?

Mais c’est quoi, un Googlebook ?
Un Googlebook est un ordinateur portable qui tourne sous l’OS Googlebook, donc pas sur Windows. Ces produits doivent répondre à plusieurs critères précis, un peu comme la norme Copilot+ de Microsoft. Premièrement, la firme californienne affirme une certaine exigence au niveau du design et de la légèreté, avec une construction en aluminium, magnésium ou fibre de carbone. Tous les ordinateurs doivent être dotés d’un écran tactile et du son Dolby Atmos. Pour le clavier, la disposition a été légèrement revue, avec l’apparition d’une touche Gemini en lieu et place de la touche Copilot de Windows. Sur le capot arrière, ils sont équipés d’une « Glow Bar », une barre LED qui fournit plusieurs informations, comme le niveau de batterie, le volume ou tout simplement l’utilisation de l’IA embarquée. Cette Glow Bar sera aussi ouverte aux développeurs.

À l’intérieur, on retrouve un processeur Intel, Qualcomm ou MediaTek (pas d’AMD) avec une puissance de calcul de 45 TOPS minimum pour faire fonctionner Gemini en local. Le tout est épaulé par 16 Go ou 32 Go de RAM, ce qui prend à contrepied la tendance actuelle de Windows de baisser la mémoire vive pour une question de coûts. Enfin, les Googlebooks doivent proposer une autonomie minimale de 14 heures en lecture vidéo et 16 heures en navigation web. Notons la présence d’une puce Google Titan C, qui garantit une sécurité optimale pour nos données.
Le 5 octobre prochain, cinq premiers Googlebooks seront commercialisés, signés Acer, Asus, Dell, HP et Lenovo. Des produits tous différents, avec des tailles d’écran allant de 13 pouces à 15,6 pouces. Prix de départ annoncé : 899 dollars.

Comment fonctionne Googlebook OS ?
La vraie particularité des Googlebooks se situe dans leur système d’exploitation. Google promet deux choses avec cet OS : une convergence totale avec l’univers Android et une intégration profonde de son IA Gemini.
L’OS se présente comme un bureau sur lequel trônent des icônes, des widgets, une barre des tâches… On remarque, sur cette dernière, la présence d’une icône en forme de téléphone. En cliquant dessus, toutes les apps installées sur notre smartphone Android apparaissent à l’écran. Si on en lance une, une fenêtre symbolisant notre téléphone apparaît, nous laissant interagir avec. Cela fonctionne en réalité comme la connexion Android sur Windows, mais Google a voulu rendre la chose encore plus simple, plus fluide. Pas de temps de latence, mais surtout aucune connexion manuelle. Vous vous connectez à Googlebook OS avec votre compte Google, les données de votre smartphone sont automatiquement partagées. Une expérience unifiée. Évidemment, il sera possible d’utiliser Googlebook OS sans smartphone, avec toutes les apps sur le Play Store optimisées pour des écrans plus grands. Sur le papier, ces ordinateurs ont toutes les armes pour être efficaces sur la productivité. Les tablettes Android avec clavier y arrivent, aucune raison qu’une expérience poussée comme Googlebook échoue sur ce point. Dernier détail, on nous promet une compatibilité avec les applications x86, ce qui décuple les possibilités.

L’autre point important, c’est l’inclusion de Gemini dans toutes les strates de l’OS. On peut par exemple utiliser l’IA pour trouver facilement quelque chose dans ses dossiers, comme une photo ou un document. Ou encore lui demander de transférer les infos d’une image, comme le programme d’un événement, dans un calendrier en ligne. Google nous a montré une autre utilisation intéressante : l’écriture par la voix. On peut dicter un mail, et Gemini enlèvera toutes les hésitations propres au vocal. Plus encore, on peut lui demander de modifier après coup, en lui indiquant « sois plus concis, plus pro ». Bref, une utilisation plus naturelle de l’IA que nous avons hâte d’essayer, surtout que tout tourne en local.

Google promet monts et merveilles
Les Googlebooks ont l’objectif de s’imposer sur le marché informatique, secteur ô combien difficile pour les nouveaux venus (surtout en ce moment !). La firme voit grand pour ses machines et compte bien le faire savoir. Elle promet ainsi dix ans de mises à jour OS et de sécurité. En plus, un an d’abonnement à Google IA Pro est offert à chaque achat, ainsi qu’un an à GeForce Now pour les gamers. Des offres séduisantes.
Reste à savoir si la mayonnaise prendra. Sur le papier, les Googlebooks sont séduisants, très séduisants. Il y a toutefois une différence entre les promesses et la pratique. Nous les prendrons évidemment en main en temps et en heure pour vous donner notre avis.
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