Le constructeur italien a profité de la présentation de ses résultats financiers trimestriels pour annoncer que l’ensemble de la production pour 2027 de la Luce est d’ores et déjà « entièrement alloué ». Ainsi, les clients qui la commandent aujourd’hui devront attendre plus d’un an avant d’espérer recevoir leur véhicule, alors que les premiers exemplaires sont attendus d’ici à la fin de l’année.
Un succès qui s’explique, en partie, par la stratégie de rareté chère à la marque. Si elle n’a pas dévoilé de chiffres précis, les volumes de production de la Luce restent restreints : moins de 500 unités cette année et environ 600 par an d’ici 2030, d’après les estimations. De quoi garantir l’exclusivité du modèle, et créer un engouement immédiat auprès des collectionneurs.

La polémique s’est vite essoufflée
De prime abord, on aurait pu croire à un échec commercial cuisant. Car la Luce a suscité de très vives réactions en raison de ses lignes épurées, issues d’une collaboration avec le studio de Jony Ive, ancien designer en chef d’Apple. Tandis que les internautes ont estimé que le véhicule pouvait s’apparenter à une simple berline familiale, l’ancien patron de la marque, Luca di Montezemolo, a déploré « la destruction d’un mythe ». À tel point que l’action de Ferrari a dégringolé le jour de la présentation.
Ce tollé s’est vite essoufflé. Benedetto Vigna, PDG de l’entreprise, assure que la perception change radicalement dès que les conducteurs découvrent le véhicule et prennent le volant. Et les premiers retours de la presse spécialisée ont d’ailleurs contribué à redorer son image : les spécialistes saluent une dynamique de conduite naturelle, une agilité redoutable en virage et des technologies directement héritées des supercars thermiques de la marque.

Car elle en a sous le capot. Affichée à un prix de départ avoisinant les 550 000 euros, la Luce embarque quatre moteurs électriques développant une puissance cumulée de 1 035 chevaux. Cela lui permet de passer de 0 à 100 kilomètres par heure en 2,5 secondes seulement. En parallèle, sa batterie de 112 kWh offre plus de 500 kilomètres d’autonomie.
Au troisième trimestre, Ferrari a revu ses prévisions financières à la hausse, soutenue par des revenus en hausse de 7 % pour atteindre 1,9 milliard d’euros. Un résultat qui détonne avec les autres constructeurs européens, qui traversent une période on ne peut plus difficile.
- La Ferrari Luce, tout premier véhicule 100 % électrique de la marque italienne, affiche déjà complet pour l’ensemble de sa production 2027.
- Malgré les vives critiques essuyées lors de sa présentation, les essais ont balayé les doutes.
- Ferrari a réalisé un bon troisième trimestre, contrairement à plusieurs acteurs de l’automobile en Europe.
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