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Les véhicules autonomes pourraient n’éviter qu’un tiers des accidents

Une étude d’une société d’assurance américaine révèle que les véhicules autonomes ne pourraient finalement éviter qu’un tiers des accidents de la route.

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Tesla Model S
© Tesla

La technologie des véhicules autonomes a été vantée comme pouvant potentiellement éliminer les accidents de la route, ce qui pourrait réduire considérablement le nombre de décès survenant chaque année. Mais d’après une étude de l’Insurance Institute for Highway Safety (IIHS), un groupe de recherche financé par les assureurs américains, les voitures autonomes ne seraient en mesure de réduire seulement que d’un tiers les accidents de la route.

L’industrie des véhicules autonomes a néanmoins rapidement répondu en contestant les résultats de cette étude. Selon elle 72% des accidents seraient évitables si ceux causés par la vitesse et la violation des règles de circulation étaient inclus.

Le système de conduite autonome incapable d’éviter certains types d’accidents

D’après l’étude menée par l’IIHS, certains accidents sont dus à des erreurs que les systèmes de conduite autonome sont incapables de gérer. Plus de 5.000 accidents ont été passés au crible, sur la base de données de la police relative à l’enquête nationale sur les causes des accidents de véhicules à moteur.

Il en résulte qu’un tiers de tous les accidents était le résultat exclusif d’erreurs de détection et de perception, ou d’une incapacité du conducteur. La plupart des accidents sont le résultat d’erreurs complexes telles que des hypothèses erronées sur les actions des autres usagers de la route, une conduite trop rapide ou trop lente pour les conditions routières, ou des manœuvres d’évitement incorrectes. De nombreux accidents sont le résultat d’une combinaison de multiples erreurs.

Le système de conduite autonome, aussi performant soit-il, ne peut pallier automatiquement la totalité de ces erreurs. Un exemple est d’ailleurs mis en avant dans l’étude pour étayer ce raisonnement : celui de l’accident survenu en 2018 impliquant une piétonne, Elaine Herzberg, mortellement renversée par un véhicule d’essai Uber. Dans ce cas, non seulement le logiciel n’avait pas détecté la piétonne, mais il avait également été incapable de prédire la trajectoire de celle-ci pour opérer une manœuvre d’ évitement.

D’après Alexandra Mueller, chercheuse scientifique à l’IIHS, une solution serait de modifier le système afin que la sécurité soit prioritaire par rapport au choix du conducteur.

« Notre objectif était de montrer que si vous ne traitez pas ces problèmes, les voitures autonomes n’apporteront pas d’énormes avantages en termes de sécurité », a déclaré Jessica Cicchino, vice-présidente de la recherche de l’IIHS et co-auteur de l’étude.

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1 commentaire

1 Commentaire

  1. jd666666

    10 juin 2020 at 21 h 41 min

    « Dans ce cas, non seulement le logiciel n’avait pas détecté la piétonne, mais il avait également été incapable de prédire la trajectoire de celle-ci pour opérer une manœuvre d’ évitement. »

    En même temps s’il n’a pas détecté la piétonne, il n’avait aucune raison d’opérer une manoeuvre d’évitement…

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