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Mastercard veut lancer des fintech « en quelques jours »

Mastercard accélère son soutien pour les fintech européennes avec un programme pour simplifier leur mise sur le marché.

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Mastercard
© Presse-citron.net

Avec son nouveau programme « Fintech Express », Mastercard veut concurrencer Visa sur le paysage fintech. Après l’Asie-Pacifique et l’Amérique du nord, Mastercard vient de mettre en place un programme d’aide aux startups européennes cherchant à passer du projet au produit « en l’espace de quelques jours ».

L’émergence de l’open banking et des nouvelles technologies dans la finance font naître une multitude de nouveaux services auxquels Mastercard compte bien pouvoir fidéliser avec son réseau. Il faut dire qu’en face, un conflit d’intérêts risque d’éclater avec Visa. L’émetteur de cartes bancaires concurrent propose un programme équivalent : Fast Track, et l’entreprise a raflé le gros lot en rachetant la société de services financiers Plaid, pour 5,3 milliards de dollars.

En substance, le nouveau programme de Mastercard consiste en une procédure simplifiée pour pouvoir accélérer le lancement des projets fintech avec une licence Mastercard approuvée. Pour pouvoir rester dans la course, les startups du secteur se doivent de pouvoir lancer rapidement leurs produits, et accéder à un réseau mondial de paiement.

« Mastercard Fintech Express permet aux participants de nouer de nouvelles alliances technologiques, pour propulser les fintechs de l’étape du concept à la mise sur le marché et ce, en l’espace de quelques jours » explique le groupe Mastercard dans un communiqué de presse envoyé le 2 juin. En France, l’émetteur de carte travaille notamment avec Treezor, une filiale de Société Générale qui aide le secteur de les banques en ligne dans leurs architectures informatiques. Mais Visa travaille avec davantage de banques en ligne sur le territoire comme Monabanq, Hello bank! et Boursorama, alors que Mastercard ne compte  qu’ING.

Par contre, Mastercard peut se targuer de proposer ses cartes chez un nombre déjà important de néo-banques, comme N26, Revolut et Nubank. Son programme « Fintech Express » compte aussi attirer des services n’étant pas des banques. Ce fut le cas par exemple avec TransferWise, que Mastercard a accompagné aux États-Unis pour que la fintech de transferts d’argent à l’international puisse proposer une carte bancaire multidevise, pour que « les utilisateurs puissent avoir accès à des coordonnées bancaires dans six devises différentes », nous expliquait-ils dans une interview.

Des « laboratoires d’innovation fintech »

Dans un classement publié par Fintech Magazine, Mastercard arrive en seconde position des « laboratoires d’innovation fintech ». Baptisé « Mastercard Labs », c’est dans cette branche que le programme « Fintech Epress » a été intégré. Il s’agit de plusieurs pôles d’innovation à travers le monde, dans lesquels Mastercard est à cheval entre un incubateur et un centre de recherche et développement.

En Afrique, son dernier centre y a pris racine il y a quelques mois, afin d’accompagner « l’adoption croissante de la technologie et de la culture de l’innovation en Afrique et dans d’autres marchés émergents ». Le groupe a reçu des investissements de la part de la fondation Bill et Melinda Gates. Il faut dire qu’avec la fintech, le problème des populations non bancarisées sont quelque peut réglés. Nous le voyons aujourd’hui aux États-Unis, alors que la politique de relance accuse un besoin immédiat de migration des systèmes de paiement vers des transactions numériques.

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