Depuis l’affaire Carlos Goshn les relations entre Renault, Nissan et Mitsubishi semblent au point mort. Pourtant, les trois constructeurs ont réaffirmé depuis le siège social de Boulogne Billancourt leur volonté de faire un bout de route ensemble. C’est le début d’une “nouvelle alliance” assurait alors les patrons.
Comme ils ont voulu l’expliquer à un parterre de journalistes septiques, la nouvelle alliance sera placée sous le signe de la collaboration et de la transparence. Les trois constructeurs seront sur un pied d’égalité et ils essayeront ensemble (et non chacun de leur côté) de concurrencer les plus grands groupes automobiles du monde pour les 15 années à venir.
Face à Stellantis, il y aura fort à faire pour réussir à tirer son épingle du jeu. L’immense groupe né de la fusion entre PSA et Fiat-Chrysler dominent pour l’heure les ventes dans plusieurs marchés clés. L’électrification accélérée du parc automobile, voulu dans de nombreux pays européens pour des raisons écologiques, oblige les constructeurs à redoubler d’ingéniosité pour sortir la tête de l’eau.
Quelle stratégie pour “l’alliance”
Présent en bloc face aux médias, les quatre patrons de l’alliance (Dominique Senard et Luca de Meo, pour le groupe Renault, Makoto Uchida, directeur général de Nissan, et Takao Kato, directeur général de Mitsubishi) ont défini les priorités de ces prochaines années.
L’alliance devrait donc se concentrer sur trois secteurs clés. Le premier sera la conquête du marché indien. Les trois constructeurs attendent beaucoup de ce pays et de ses 1,5 milliard d’habitants. Le groupe espère également faire de “Ampere” une vraie marque référence dans le monde de l’électrique.
La filiale 100% verte de Renault devrait produire ses premiers modèles en 2024. Pour se lancer elle peut compter sur un investissement de taille. Nissan a assuré injecté plus de 600 millions de dollars dans le projet quand Mitsubishi se limite à 200 millions. Un capital de départ qui devrait lui permettre de s’implanter sur le marché électrique européen. L’objectif inavoué étant de concurrencer à terme Tesla sur le vieux continent.
Nissan et Mitsubishi se tournent vers l’Europe
Mais Nissan et Mitsubishi ne veulent pas rester de “simples” investisseurs-actionnaires en occident. Les deux firmes asiatiques ont confirmé cette semaine leur volonté de s’implanter, elles aussi, sur le marché électrique européen.
Une version 100% électrique de la Micra de Nissan devrait ainsi voir le jour alors que les très populaires Juke et Leaf devraient, elles aussi, avoir le droit à une nouvelle version 100% électrique. Ces deux nouveaux SUV devraient être conçus sur la plateforme CMF-EV, codeveloppé avec le soutien de Renault. En ce qui concerne les logiciels et la connectivité, Nissan compte utiliser les technologies développées par Ampère dans les prochains mois sur ses propres voitures.
En ce qui concerne Mitsubishi, les objectifs sont un peu moins ambitieux. Le groupe va confier à Ampère la conception de son premier SUV 100% électrique. Là encore, le véhicule devrait utiliser la base CMF-EV. Il sera entièrement produit en France, assurant un carnet de commande bien rempli aux usines Renault de l’hexagone.
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