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Selon ces scientifiques, vous pouvez réduire votre stress et améliorer votre humeur en… nourrissant les oiseaux

Vous êtes stressé et un peu à plat depuis la rentrée ? Allez acheter un sachet de graines : ne les mangez-pas, l’intérêt gustatif serait un peu limité, mais distribuez-les aux oiseaux, ce serait bon pour le moral.

Comme tous les ans, septembre a déboulé aussi vite qu’on boucle ses valises avant de partir en vacances. Le retour du métro-boulot-dodo et de ses indispensables joyeusetés : les transports bondés, les réveils matinaux à 6 h 30, les dizaines (voire centaines) de mails non lus qui vous attendent dans votre boîte de réception, les queues interminables au supermarché… Bref, un cocktail parfois un peu dur à digérer, qui peut vous donner envie de vous ruer sur une boîte d’anxiolytiques pour fixer le vide avec intensité en espérant qu’il vous aspire.

Si le stress vous envahit à cette période, sachez déjà que vous n’êtes pas seuls, premièrement ; et deuxièmement que de nombreuses solutions existent pour le surmonter. On peut citer pêle-mêle : le sport, aller boire une bière ou un verre en terrasse avec des potes pour râler un bon coup, quelques bonnes sessions sur un bon jeu vidéo bien bourrin et… nourrir les oiseaux. C’est ce qu’une équipe de chercheurs de Virginia Tech vient de conclure, dans une étude publiée le 2 septembre dans la revue Ambio.

Becs et ongles contre le blues de la rentrée

Ils ont exploité les données des participants d’un programme de science citoyenne (Project FeederWatch) dans lequel des volontaires nord-américains notent, tout au long de l’hiver, quels oiseaux viennent se nourrir chez eux. Les chercheurs les ont interrogés avant et après les six mois de la saison d’observation, en mesurant leur bien-être psychologique à l’aide d’un questionnaire standardisé.

Sur l’ensemble des personnes interrogées, 95 % ont déclaré que nourrir et observer les oiseaux avait eu un effet positif sur leur bien-être. Pour mettre ce chiffre en comparaison, seuls 55 % estimaient que les autres évènements survenus dans leur vie sur la même période avaient produit un effet comparable. Un écart de 40 points, dans ce contexte, considérable, puisque lors de l’hiver nord-américain, les indicateurs de bien être tendent naturellement à chuter.

L’équipe affirme avoir identifié trois ressorts psychologiques pour expliquer ce phénomène. Le premier, et le plus fréquemment rapporté, est d’ordre émotionnel : les participants disaient ressentir de la joie ou une sensation de calme en regardant les oiseaux se nourrir, certains affirmant même que cette habitude les avait aidés à traverser des périodes difficiles, comme une maladie ou un deuil.

Le deuxième touche plutôt à la cognition : observer les oiseaux mobilise l’attention, éveille la curiosité et pousse, sans effort conscient, à apprendre à reconnaître les différentes espèces qui se pressent à la mangeoire.

Le troisième touche au sens que les participants donnent à cette routine : faisant tous partie d’un projet collaboratif, certains estimaient qu’en y contribuant, ils rendaient service à la science. D’autres y voyaient, plus simplement, une activité permettant de tisser un lien avec un proche ou de se sentir utile envers la faune sauvage.

« Nourrir et observer les oiseaux permet vraiment aux gens de se connecter à la nature, et ils ressentent un impact positif sur leur bien-être », explique Kelley Langhans, chercheuse à Virginia Tech et autrice principale de l’étude. Si vous voulez essayer, promis, le budget ne vous mettra pas dans le rouge. Il est possible de trouver des mangeoires de bonne facture pour une vingtaine d’euros, et un kilo de graines pour oiseaux (comme les graines de tournesol) coûte entre 6 et 8 euros. À cette période, ce sont les aliments principaux qu’ils recherchent, puisqu’ils se préparent déjà à affronter l’hiver. Si vous avez un jardin, installez-la le plus loin possible des lieux agités et si vous êtes en immeuble, il existe plusieurs solutions, dont des mangeoires qui se fixent sur les fenêtres à l’aide de ventouses. Regardez tout de même les règles de votre syndic : certains interdisent l’installation d’éléments extérieurs sur les façades, qu’il s’agisse d’un drapeau de 10 mètres de long… ou d’une petite mangeoire.

  • Nourrir les oiseaux peut améliorer votre bien-être et réduire le stress, selon une étude de Virginia Tech.
  • 95% des participants ont ressenti un effet positif sur leur moral en observant les oiseaux.
  • Cette activité stimule les émotions, la curiosité et crée un sens de connexion avec la nature.

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Par : Gouvernement français
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