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Uber tire un trait sur le passé tragique de sa voiture autonome

Deux Volvo XC90 autonomes seront testées par Uber à San Francisco, malgré le passé tragique des essais de l’entreprise dans les villes.

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uber volvo
© Uber

Pour pouvoir être habile et évoluer dans nos paysages urbains en toute sécurité, la voiture autonome doit être testée en ville. Pour pouvoir le faire, de nombreuses marques ont érigé des villes fantômes dans leur centre d’essai. Chez d’autres, comme Uber, ces essais se sont déroulés dans des situations sans scénario prédéfini, et dans des villes bien réelles.

Il y a deux ans, Uber a connu une erreur. L’un de ses prototypes a renversé une piétonne dans une rue de Tempe dans l’Arizona. La victime, Elaine Herzberg, a depuis sa propre page Wikipédia recensant l’histoire de son accident. Une très mauvaise image pour la société californienne, qui avait dû prendre la décision de se retirer de la plupart de ses lieux d’essais.

Un retour à San Francisco

Son retour, aujourd’hui à San Francisco, n’est pas le premier dans une vraie ville. La société est déjà retournée à Dallas, Pittsburgh , Toronto et Washington DC, et continue d’y effectuer ses essais depuis une petite année. Mais la nouvelle, qui a été communiquée par Uber Advanced Technologies Group (ATG) à nos confrères de Tech Crunch, est surtout symbolique.

« Nous sommes ravis de reprendre les tests autonomes dans la ville natale d’Uber cette semaine », a déclaré un porte-parole d’Uber, dans un communiqué partagé avec TechCrunch aujourd’hui. Deux exemplaires du Volvo XC90 bien connu dans les essais du géant de la mobilité seront affectés dans ces tests, situés tout prêt du siège de la société.

L’annonce de ce retour est certainement en lien avec l’actualité de Anthony Levandowski, un ancien ingénieur de chez Waymo (Google) qui aurait donné de nombreuses ressources à Uber pour sa voiture autonome, et qui vient de se faire condamner à verser plus de 179 millions de dollars à Google. En annonçant le retour de la société dans les rues de San Francisco, Uber veut montrer à ses investisseurs que la marque est bien prête à rester dans la course au développement.

Des précautions prises

Son retour n’est pas sans risque, bien évidemment. Comme les autres villes couvertes par des expérimentations de véhicules autonomes, San Francisco sera un terrain où l’erreur n’est plus pardonnable, d’autant plus que Uber souhaite être rentable dès cette fin d’année.

Pour pouvoir minimiser le risque, Uber ne travaillera qu’avec deux véhicules, dans des situations essentiellement de jour, et avec un conducteur de sécurité à bord. Depuis l’accident en Arizona, la société explique qu’elle a déjà ajouté des fonctionnalités de sécurité supplémentaires. Le terrain d’essai est également réduit.

Mais bien évidemment, ces limitations ne concerneront que le début des tests. Par la suite, les essais seront plus intenses et complets. « Nous sommes impatients d’intensifier nos efforts dans les mois à venir et d’apprendre des conditions routières difficiles mais instructives que la Bay Area a à offrir », déclarait le porte-parole de la société.

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