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Voitures électriques : pourquoi leur généralisation est loin d’être acquise

Des deux côtés de l’Atlantique les ventes de voitures électriques tendent à largement diminuer après une année 2023 exceptionnelle. Voici ce qu’il se passe.

Mais que se passe-t-il du côté des ventes de voitures électriques dans le monde entier ? Comme le rapporte Le Monde, plusieurs facteurs provoquent début 2024 un net ralentissement du marché, que ce soit en Chine, en Europe (12 % des ventes au mois de février contre une moyenne de 14,6 % en 2023) et aux États-Unis.

Dans l’ensemble, la France, fait plutôt figure d’exception avec au contraire une légère croissance des ventes. Mais ce que l’on constate, c’est qu’ailleurs dans l’ensemble régional la chute est dans certains cas vertigineuse. Le Monde parle notamment du cas de l’Allemagne où les ventes ont chuté de 29 % au mois de mars 2024. Soit le passage d’une moyenne de 18,4 % des ventes en 2023 contre 12 % au mois de mars.

Pourquoi l’électrique convainc moins d’acheteurs en 2024 ?

Dans l’hexagone, le maintien d’aides importantes pour l’achat des voitures électriques, le lancement du leasing social et l’arrivée de modèles plutôt bon marché semble sauver la situation, avec une progression à 18 % à la fin du premier trimestre contre 15,4 % en 2023. Mais partout ailleurs, l’endettement (également) massif des États, conduit plutôt à fermer le robinet des aides.

Ce qui explique en grande partie cette situation, quitte à mettre les constructeurs européens misant en ce moment sur l’électrique dans une situation particulièrement difficile. La dépendance aux aides reste ainsi un problème majeur alors que leur coût et l’endettement des États tendent à les réduire – et que la catégorie reste moins rentable que celle des voitures thermiques et hybride.

Mais il y a aussi le problème de convaincre plus d’automobilistes de passer à l’électrique. Les constructeurs semblent en effet avoir surtout, pour le moment, atteint des “early adopters” déjà acquis à la catégorie. Persuader le reste des acheteurs reste pour l’heure une autre paire de manches, alors que certains craignent que l’autonomie de ce type de véhicules ne leur suffise pas, qu’il faudra composer avec des temps de charge trop longs, ou qu’ils s’exposent à des coûts énormes en cas de changement de batterie, entre autres inquiétudes.

En Chine un autre problème vient compliquer la situation : la concurrence particulièrement féroce des constructeurs sur les prix fait baisser l’attrait du marché – alors même que la rentabilité de ces véhicules reste largement inférieure à celle d’autres catégories. Plus globalement, les flottes d’entreprise peinent encore à adopter la catégorie, partout – y compris en France. Un problème alors que ce marché tire généralement les ventes vers le haut.

Jamel Taganza, analyste chez Inovev cité par nos confrères, pense ainsi que si la question du prix d’achat des voitures électriques ne se règle pas, les ventes devraient connaître un net tassement pendant trois à quatre ans. Il est toutefois permis d’espérer un retournement de la situation. Plusieurs marques, notamment des constructeurs français comme Citroën ou Stellantis préparent ou ont lancé au moins une référence faisant baisser le ticket d’entrée autour de 25 000 €.

  • Le marché des voitures électriques se tasse nettement partout dans le monde à la fin du premier trimestre 2024.
  • La France fait figure d’exception, mais une chose se dégage : la question des aides et du prix de la catégorie.
  • L’arrivée de modèles moins chers pourrait toutefois inverser la situation.

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2 commentaires
2 commentaires
  1. La réalité arrive enfin.Rendez vous dans 2-3 ans pour faire les comptes et on reparlera de l’avenir des voitures électriques…

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