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Votre néo-banque n’est pas une « néo-banque », l’ACPR sévit

L’ACPR interdit le terme “néo-banque”… à la majorité des néo-banques.

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Neo banque terme fintech
© Presse-citron

Voilà une décision qui devrait bousculer une grande partie des nouvelles fintech bancaires. Votre néo-banque n’en est peut-être pas une, et l’ACPR hausse le ton. Le régulateur français a décidé de trancher une bonne fois pour toutes et d’en finir avec un terme utilisé par la plupart des nouveaux établissements bancaires en voie de devenir des banques en ligne.

Tout part d’un constat : les jeunes néo-banques actuelles, qui se sont lancées par un agrément d’établissement prestataire de paiement, proposent d’ouvrir un compte et de détenir une carte, le tout depuis une application. En revanche, la plupart n’ont pas d’autorisation pour proposer des comptes d’épargne, du crédit, des chèques, et l’ensemble des produits et compétences qui font d’une banque… une banque.

Quelle fintech est une “néo-banque” ?

« Le terme ‘néobanque’ doit nécessairement qualifier un établissement de crédit, employer ce mot pour qualifier une autre activité est interdit par la législation et est susceptible d’entraîner des sanctions pour les entités qui y contreviendraient », écrivait l’autorité de contrôle prudentiel et de résolution dans un communiqué. La sanction en question : jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 375 000 euros d’amende pour ces jeunes pousses faisant déjà face à la difficile intégration du marché.

« Il peut arriver que certaines entités soient qualifiées à tort de ‘néo-banques’ pour définir leur statut et leur activité. Relayée par la presse, cette qualification erronée n’est pas sans conséquence pour ces acteurs » ajoutait ensuite le régulateur français. En premier plan : l’accès au crédit, impossible. Chez Qonto, l’établissement de paiement à destination des professionnels, cette prise de conscience des clients s’était particulièrement présentée lors du premier confinement en mars 2020.

Le risque serait donc une trop forte « confusion sur l’identité de l’établissement responsable de ces activités ». L’interdiction concernerait d’autant plus les entreprises non agréées, utilisant un partenariat avec un autre établissement quant à lui agréé. Pour Revolut et N26, le risque est écarté. Mais pour la majorité des nouvelles « néo-banques » arrivées ces trois dernières années, il sera nécessaire de se réinventer pour trouver un nouveau moyen de se présenter… et gagner la confiance des clients.

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