MĂŞme si ce site n’est pas une nouveautĂ© du jour, j’avais envie de vous parler de zePASS, et ce pour plusieurs raisons. En premier lieu, il est Ă©ditĂ© par un jeune entrepreneur indĂ©pendant (lyonnais qui plus est), ensuite il offre un service vraiment pertinent, ce que son succès semble confirmer, enfin, plus prosaĂŻquement, tout le monde ne connait pas forcĂ©ment ce site, qui mĂ©rite pourtant de l’ĂŞtre.

Créé en dĂ©cembre 2002, zePASS.com s’est imposĂ© comme le leader de la revente de billets en France. Le site est rĂ©servĂ© aux particuliers et leur permet d’effectuer l’achat ou la revente des billets qu’ils ne peuvent plus utiliser pour des raisons personnelles. zePASS.com compte aujourd’hui plus de 60 000 membres abonnĂ©s et organise la vente de plusieurs milliers de billets chaque mois.
Bon, ça c’est pour le pitch, et je vous laisse le soin de visiter le site et de dĂ©couvrir les nombreux services annexes qui se sont greffĂ©s sur l’offre de dĂ©part (concerts, spectacles, sport, expos, etc…). Site d’ailleurs fort bien conçu, alors que très riche en informations.
Car l’objet de ce billet n’est pas vraiment lĂ : ce qui m’intĂ©resse, et pour tout vous dire, me fascine encore une fois dans l’aventure zePASS, c’est le fait que tout ce que vous voyez dans ce site est le fruit du travail d’un seul homme, qui un beau jour a fait de sa passion un mĂ©tier, transformant peu Ă peu une page web bidouillĂ©e en vĂ©ritable portail leader sur son marchĂ©.
Oui, vous avez bien lu : de l’idĂ©e d’origine au dĂ©veloppement technique en passant par le design, et bien sĂ»r toute la gestion marketing, financière et juridique (on ne rigole pas avec la revente de billets en France, activitĂ© très cadrĂ©e), zePASS est l’oeuvre de Quentin Schaepelynck, qui, seul aux manettes du navire, pilote le bazar, trace la feuille de route, regarde au loin si celle-ci est dĂ©gagĂ©e (la fameuse vision de l’entrepreneur) et accessoirement fait le cafĂ© quand les Ă©lĂ©ments lui en laissent le loisir.
Difficile Ă imaginer quand on voit la densitĂ© du site, et son aspect rĂ©solument professionnel, non ? Bien sĂ»r tout cela a demandĂ©, et requiert encore, Ă©normĂ©ment de travail, mais l’histoire de Quentin et de zePASS dĂ©montre une nouvelle fois comment une structure lĂ©gère et un entrepreneur indĂ©pendant peuvent encore se faire une place au soleil sur la toile, sans nĂ©cessairement avoir Ă se barder d’une plĂ©thore de collaborateurs et d’investisseurs.
De quoi tempérer le pessimisme ambiant et se dire que même pendant les crises les plus profondes, il y a des opportunités pour ceux qui ont des idées et qui ne craignent pas de voyager léger.
La vache, qu’est-ce que j’aime ce web lĂ !