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L’annonce tonitruante de Stellantis : une voiture électrique à moins de 15 000 euros et fabriquée en Europe arrive

Stellantis promet une voiture électrique à moins de 15 000 euros, produite en Europe dès 2028. Une annonce tombant à pic pour le groupe qui cherche à tourner la page d’une année 2025 cauchemardesque.

Stellantis vient d’annoncer le lancement d’une nouvelle voiture électrique compacte et bon marché pour le marché européen. Cette e-car sera produite à partir de 2028 dans l’usine de Pomigliano d’Arco, près de Naples, dans le sud de l’Italie. Celle-ci fabrique aujourd’hui la Fiat Panda, l’un des modèles les plus populaires du Vieux Continent.

« Nos clients réclament un retour des petites voitures élégantes, fièrement fabriquées en Europe, qui soient à la fois abordables et respectueuses de l’environnement », explique Antonio Filosa, PDG de Stellantis. Si l’on sait que ce modèle sera 100 % électrique, on ignore encore sous quelle marque il sera vendu, le groupe n’ayant pas précisé laquelle de ses enseignes portera le projet. Une question qui ne manquera pas d’alimenter les spéculations dans les prochains jours, à l’approche de la présentation du nouveau plan stratégique du groupe, prévue ce jeudi 21 mai.

Cette annonce ne tombe pas par hasard. En 2025, Stellantis a essuyé une perte nette de 22,3 milliards d’euros, plombée par un virage électrique mal calibré et des stocks mal gérés. Antonio Filosa s’est montré clair ces derniers mois : la priorité est de « combler les lacunes passées ». Et l’e-car est l’un des premiers signaux concrets de cette nouvelle direction.

Antonio Filosa Stellantis Voiture Electrique
© Stellantis

Une réglementation européenne favorable

En décembre dernier, la Commission européenne a créé une nouvelle catégorie de véhicules électriques baptisée M1e. Celle-ci englobe les petites voitures à batterie de moins de 4,20 mètres, produites sur le sol européen. Les constructeurs qui jouent le jeu bénéficient d’avantages fiscaux, d’une stabilité réglementaire garantie sur dix ans, et d’un super bonus dans le calcul de leurs émissions de CO2.

Ce cadre tombe à point nommé pour Stellantis. Puisqu’évidemment, son e-car coche toutes les cases. De quoi permettre au groupe de se repositionner en bon élève face à Bruxelles, tout en soutenant l’emploi industriel dans le sud de l’Italie.

Stellantis Licenciements
© Piotr Swat / Shutterstock.com

Une course déjà lancée

Plusieurs constructeurs ont déjà pris position sur ce segment des petites électriques abordables, et la concurrence s’annonce rude. Renault a dégainé avec ses R5 et Twingo, deux modèles qui incarnent exactement cette promesse d’une électrique accessible et européenne. Volkswagen a emboîté le pas avec son ID.Polo, dévoilé le mois dernier. Et du côté de Dacia, la marque low-cost de Renault, un concept baptisé Hipster a déjà été présenté.

De son côté, Stellantis devrait jouer la carte du prix avec un véhicule à moins de 15 000 euros. Peu de détails supplémentaires sont pour le moment disponibles.

Notre analyse

En présentant ce projet deux jours avant son grand plan stratégique, Stellantis envoie un signal fort : le groupe a tiré les leçons de ses erreurs et tente de renouer avec une promesse simple, l’électrique pour tous, pas seulement pour ceux qui peuvent se le permettre.

Difficile aussi de dissocier cette annonce du contexte financier du groupe. Il se repositionne sur un segment porteur, soutenu par la réglementation européenne, et capable de produire des véhicules compétitifs sans sacrifier ses marges sur l’autel de la technologie.

  • Stellantis annonce une petite électrique baptisée e-car.
  • Elle sera produite à partir de 2028 en Italie et proposée à moins de 15 000 euros.
  • Le projet s’appuie sur un cadre réglementaire européen favorable.

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