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En Chine, le fondateur de Huawei nie les accusations d’espionnage

Ren Zhengfei, le fondateur de Huawei est sorti de son silence pour assurer que Huawei n’espionnait pas ses utilisateurs pour le compte du gouvernement chinois.

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Huawei USA Canada
© Pexels / Johnny Mckane

D’ordinaire discret, le PDG fondateur de Huawei a pris publiquement la parole pour tenter de défendre l’entreprise chinoise des accusations venues des États-Unis. C’est la première fois que Ren Zhengfei s’exprime directement devant des médias étrangers en quatre ans.

Dans la tourmente, Huawei veut rassurer

Lors d’une table ronde à Shenzhen, le patron de Huawei a pris la parole en assurant que la firme n’entrerait aucune collaboration avec le gouvernement chinois, des accusations qui émanent de plusieurs pays, dont les États-Unis. À ce sujet, il a déclaré : « J’aime mon pays, je soutiens le Parti communiste. Mais je ne ferai rien pour nuire au monde […] Je ne vois pas de lien étroit entre mes convictions politiques personnelles et les affaires de Huawei ». Si Ren Zhengfei tient à faire ses précisions, c’est parce qu’il est un ancien membre de l’armée et un membre du Parti communiste chinois, des positions politiques qui n’ont pas manqué de faire sourciller de nombreux pays, qui sont allés jusqu’à interdire Huawei et ses équipements 5G sur leur territoire.

Outre cette déclaration, le président de Huawei a fait l’éloge du président des États-Unis, Donald Trump, pays avec lequel la Chine est actuellement en pleine guerre commerciale. Zhengfei a déclaré : « Trump est un grand président. Il ose réduire massivement les impôts, ce qui profitera à l’entreprise. Mais il faut bien traiter les entreprises et les pays pour qu’ils soient prêts à investir aux USA et que le gouvernement puisse collecter assez d’impôts ».

Cette déclaration intervient alors que Meng Wanzhou, directrice financière de Huawei et fille de Ren Zhengfei, s’est fait arrêter au Canada il y a environ un mois, sur demande des USA. Si le gouvernement chinois a rapidement exigé sa libération, elle a effectivement recouvré la liberté après avoir payé une caution, mais reste sous surveillance proche en vue d’une potentielle extradition vers les USA. Nul doute que cet épisode n’apaise pas les tensions entre les deux pays.

La dernière fois que le président de Huawei s’était exprimé en public, c’était en 2015 lors du forum économique de Davos, événement durant lequel il avait déjà indiqué que la marque de smartphones n’était pas à la botte du gouvernement. À l’époque, il avait indiqué : « Nous sommes une entreprise chinoise, nous soutenons assurément le Parti communiste chinois, nous aimons notre pays […] Cela dit, nous ne compromettrons certainement pas les intérêts d’aucun autre pays ou gouvernement, nous respectons à la lettre les lois et réglementations de tous les pays où nous opérons […] Nous n’avons jamais reçu de demande pareille du gouvernement chinois ».

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