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Fintech

Depuis 2015, la carte bancaire redevient très populaire

Ces quatre dernières années, le nombre de cartes bancaires en circulation est revenu à la hausse. Une étude en retrace son historique.

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Carte bancaire Monabanq
© Pxhere

Sur internet ou en magasin, quel est le moyen de paiement que vous préférez utiliser ? Nos confrères du journal Les Échos ont pu relayer les résultats d’un rapport publié par Payments Europe, faisant partie des lobbies de l’industrie des paiements par carte bancaire. Dans son étude, l’association a pu mesurer le regain d’intérêt des Européens pour ce moyen de paiement.

Le moyen de paiement préféré des Européens

L’étude s’est basée sur les particuliers et commerçants européens, en suivant leurs habitudes et préférences au moment des achats. La donnée clé : 76 % des Européens déclarent que la carte bancaire est le « meilleur moyen de paiement ». Chez les clients, 36 % ont indiqué qu’ils l’utilisaient d’ailleurs en priorité pour leurs achats, contre 23 % qui préfèrent encore utiliser du cash.

La carte bancaire serait plus efficace et rapide, et les clients français sont d’ailleurs au-dessus de la moyenne à penser cela, avec 80 % des clients ayant partagé cet avis. Les commerçants sont du même avis, et la carte bancaire est en première position des moyens de paiement préférés. Le cash est préféré des chèques, qui se tiennent en troisième position.

Ces préférences se retrouvent au niveau du nombre de transactions et du nombre de cartes bancaires en circulation dans le pays. On constate qu’un retour à la croissance s’est produit en 2015, alors que la tendance était au retrait des cartes bancaires de 2009 à 2015, passant de 87 millions d’unités à seulement 77,7 millions sur le marché français. L’équipement est donc très rapidement revenu, en atteignant 82 millions de cartes en 2019. Plus significatif : en l’espace de 10 ans, la carte bancaire a pratiquement doublé son nombre de transactions, à 13,3 milliards en 2018.

Le Compte Nickel se convertit à la carte bancaire sans contact

Ce qui a sauvé la carte bancaire

Pourtant, l’avenir de la carte bancaire fut incertain pendant quelques années. Si l’on constate une baisse significative du nombre de cartes bancaires de 2009 à 2015, c’est notamment du fait que la technologie était encore assez coûteuse, longue, et n’avait pas vraiment d’intérêt alors que les commerçants et clients étaient encore habitués à payer en cash.

Mais l’arrivée d’internet a tout changé. On pourrait même revenir encore un peu plus en arrière et parler du paiement sans-contact. Bien que ce dernier ne soit pas encore parfaitement accessible (des inconvénients sur la sécurité, un nombre de transactions et des montants limités), il a tout de même permis de délocaliser la carte bancaire, en la numérisant (via des nouveaux services de paiement mobile).

Son aspect pratique a très vite dominé le cash, ne se présentant plus comme le paiement « facile ». La carte bancaire s’est transformée, en devenant le paiement « friendly » (notamment avec les banques en ligne et leurs services à l’écoute du client), tout comme elle fut une suite logique à l’arrivée des paiements sur internet.

Quel avenir pour nos cartes bancaires ?

À l’aube de 2020, le rapport de l’association Payments Europe vient clore les deux premières décennies de la carte bancaire. Mais désormais, qu’elles seront les prochaines directions que prendra le petit bout de plastique pour continuer à exister ? Bien que celui-ci est de plus en plus transportable sur d’autres supports numérisés, il n’a pourtant jamais été aussi apprécié dans sa forme traditionnelle.

Qu’importe sa forme, la carte bancaire devra en tout cas faire face à un nouveau défi : améliorer sa sécurité, alors que le mode sans-contact connaît encore des limites, et que de nombreuses arnaques aux distributeurs ou aux parkings automatiques sont recensées en France.

Certaines banques réfléchissent déjà à faire évoluer des cartes bancaires dans ce sens, en lançant des nouveaux équipements. L’un des plus faisable pour l’heure concerne notamment l’ajout d’une reconnaissance biométrique, avec un capteur d’empreinte incrusté à même la carte. Cela pourrait par exemple résoudre le problème des paiements sans contact à plus de 30 euros.

En France, les banques mobiles font face à un retard législatif

Ensuite, les cartes bancaires continueront à devenir de plus en plus connectées, en fonctionnant avec leur application mobile, comme cherchent à le proposer les néo-banques. Enfin, la question de l’écoresponsabilité deviendra un point sensible. En 2018, 831,3 millions de cartes bancaires étaient recensées en Europe selon la BCE, en sachant que celles-ci doivent être périodiquement remplacées.

MasterCard a récemment signé un partenariat avec une startup suédoise baptisée Doconomy. Celle-ci ne travaille pas à de revoir l’impact écologique de la carte bancaire en elle-même, mais cherche à proposer un aperçu de l’impact carbone de chacun de nos achats. Plusieurs banques en ligne ont commencé à proposer la fonctionnalité. Un moyen de changer nos habitudes, avec un moyen de paiement étant en train de faire disparaître nos bonnes vieilles pièces de monnaie.

3 Commentaires

3 Commentaires

  1. Fairbanks

    13 décembre 2019 at 12 h 43 min

    Et le paiement par mobile (googlepay) on en parle pas !? C’est ça l’avenir du paiement mais forcément les banques n’en veulent peut être pas 🙂

    • Paul

      25 décembre 2019 at 8 h 53 min

      Le paiement mobile c’est déjà dépassé.
      Une carte, elle, ne tombe jamais en panne de batterie…

      • Paul

        8 mars 2020 at 14 h 30 min

        Exact, j’ai essayé à l’étranger puis j’ai abandonné.
        La carte bancaire est acceptée partout dans le monde, partout.

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