L’été indien touche à sa fin. Après des températures encore élevées ce week-end, dépassant 30°C dans le sud, un net changement de temps se profile dès la fin du mois de septembre.
Selon Actu.fr, une dépression très creuse va se former au large de l’Irlande entre lundi 28 et mardi 29 septembre. Il s’agirait de la première tempête nommée de la saison, baptisée Austen, dont l’influence s’étendra jusqu’en France.
D’après nos confrères, un flux de sud-est puis de sud-ouest va se mettre en place. La pluie touchera d’abord l’ouest du pays, accompagnée de vent sensible en Bretagne et en Normandie, ainsi que d’une forte houle sur la façade atlantique. Le risque se déplacera ensuite vers le sud-est, notamment dans les Cévennes (Occitanie), où des orages pourraient éclater.
Cette évolution serait une bonne nouvelle face à la sécheresse record qui touche actuellement le pays.
Et pour la suite ?
S’il n’y a jamais de certitudes en matière météorologique, Météo-France a dévoilé son bulletin prévisionnel pour les prochains mois qui couvrent septembre, et octobre 2026. L’établissement public a annoncé qu‘à “l’échelle du trimestre, le scénario le plus probable est la poursuite des conditions de blocage anticyclonique sur l’Europe du nord”.
Météo France propose donc trois scénarios de températures pour la France métropolitaine et l’option « plus chaud que les normales de saison » domine à 60 %, suivi par « conforme aux normales de saison » à 20% et « plus froid que les normales de saison » à 20 %. Il est donc encore difficile de savoir ce qui va se produire au cours des prochaines semaines, mais un scénario de chaleur se profile à l’horizon.
L’organisation tente aussi de prévoir ce qui nous attend concernant les précipitations. Ici, c’est encore plus le flou puisque les scénarios « plus humide », « conforme », et « plus sec » sont tous trois à égalité à 33 % chacun.
Ces prévisions sont-elles fiables ?
Reste une question de taille ? Comment sont élaborées ces prévisions sur trois mois et peut-on vraiment leur faire confiance ? Ces tendances trimestrielles sont avant tout des projections probabilistes qui ne visent pas à détailler le temps jour après jour, mais à déterminer si une saison sera globalement plus chaude, plus sèche ou plus humide que les normales de saison sur de vastes zones géographiques.
Pour élaborer ces scénarios, les climatologues scrutent l’état du système climatique mondial, en accordant une attention particulière à la température des océans tropicaux et à des phénomènes majeurs comme El Niño. Bien que la fiabilité de ces anticipations soit plus robuste sous les tropiques qu’en Europe, elles constituent un outil d’aide à la décision intéressant.
De fait, ces données stratégiques permettent désormais d’anticiper la gestion des barrages, d’optimiser les besoins énergétiques ou d’orienter les pratiques agricoles. Dans un contexte de dérèglement climatique et de transition énergétique, cette science de la tendance, appuyée par le programme européen Copernicus, est donc un levier d’adaptation indispensable pour les secteurs sensibles à l’évolution des conditions météo. Quant aux particuliers, ils peuvent un peu mieux anticiper les fortes périodes de chaleur ou de froid.
On espère que vous y voyez un peu plus clair sur ce qui se profile au cours des trois mois à venir et que vous comprenez les conditions d’élaboration de ces scénarios.
📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.