Elle était la sensation du mondial de l’automobile 2022. Avec sa « machina » l’entreprise française Hopium se voulait être l’équivalent de Tesla, en fonction à l’hydrogène. Mais depuis un an et demi, le rêve a tourné au cauchemar. Hopium manque cruellement de financement.
Présent sur le plateau de BFM Business, le PDG d’Hopium Sylvain Laurent a annoncé que son entreprise avait besoin de « 1,5 milliard d’euros » pour finaliser le développement de sa berline du futur. Une somme folle, que la société n’arrive aujourd’hui pas à réunir.
Des difficultés financières qui ont amené de gros nuages noirs dans le ciel d’Hopium. Au début de l’année, beaucoup ont cru assister au coup de grâce pour ce projet détonnant. L’entreprise était alors placée en redressement judiciaire.
Un dernier espoir
Mais comme dans les meilleures productions d’Hollywood, c’est quand tout semble perdu que le héros révèle sa vraie force. En ce qui concerne Hopium, c’est Sylvain Laurent, le PDG de l’entreprise, qui enfile le costume. Sur le plateau de BFM Business il a assuré que son entreprise « suivait un plan ».
Cette « feuille de route » si chère au PDG semble avoir fait ses preuves au cours de l’été. En effet elle aurait permis à Hopium de retrouver la confiance de plusieurs industriels. Ces « grands industriels s’intéressent à notre technologie » assure de son côté Sylvain Laurent.
Reculer pour mieux sauter
Car oui, le grand projet Hopium, le Tesla de l’automobile à l’hydrogène ne verra pas le jour. L’entreprise va plutôt se concentrer sur la revente de technologies et de pièces, à commencer par des piles à combustible. Du moins, dans un premier temps.
Malgré la tempête financière actuelle, Hopium garde toujours le même objectif à long terme. En effet la société veut continuer de travailler sur la Machina. La voiture à hydrogène très haut de gamme du constructeur, qui avait fait rêver le monde de l’automobile, sera « faite un jour » assure, très confiant Sylvain Laurent.
Des pertes financières impossibles à combler ?
Malgré l’optimisme de Sylvain Laurent, le futur d’Hopium n’est pas certain. L’entreprise a en effet engendré plus de 8 millions d’euros de perte en 2021. L’année 2022 a, elle, été marquée par un effrayant chiffre, avec une perte de 24 millions d’euros.
De son propre aveu, Sylvain Laurent a reconnu que la « feuille de route » que suit Hopium prendra fin en avril 2024. La fin d’un cycle qui devrait permettre à l’entreprise de prendre un nouveau départ, avec de possibles financements étrangers, ou alors de clore le chapitre enchanté de la société française.
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L’hydrogène n’est pas une solution viable pour les voitures électriques. 20% de rendement électrique et de gros problèmes de pollution pour produire l’hydrogène. Les infrastructures ont un coût faramineux, et l’hydrogène fuit beaucoup des infrastructures et a un fort effet de serre .
À un moment donné quand une idée n’est pas bonne il faut savoir s’arrêter.
Nomen omen
Pourquoi, la fabrication des batteries ne produit pas de pollution ?? combien d’eau pour un kilo de lithium?? combien de vie humaine en afrique ??? etc….
Trop facile de dire que c’est un problème de financement. Les investisseurs mettent de l’argent s’ils sont convaincus de la viabilité d’un projet, voilà tout. A minima il faudrait dire “Hopium n’a pas su convaincre les investisseurs”. Il faut dire qu’alors que la style de la Machina pouvait faire rêver, Hopium ne dit pas en quoi sa technologie de pile à combustible serait meilleure que les autres.