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IPTV : une seule solution permet de tuer le piratage, mais les diffuseurs la refusent

C’est pourtant simple.

En fin d’année dernière, Benjamin Morel, directeur général de LFP Media, filiale commerciale de la Ligue de football professionnel, a fait une révélation fracassante. Il s’avère en effet que 37% des personnes qui ont suivi le championnat de Ligue 1 depuis le début de la saison l’ont fait illégalement. Ce chiffre peut même exploser lors de certaines affiches majeures, comme PSG-OM.

L’exemple suédois

Et la France est loin d’être un cas isolé sur ce dossier. Le dernier exemple en date nous est ainsi fourni par la Suède, le pays de Pirate Bay, où le cabinet de conseil Mediavision vient de publier une nouvelle étude accablante.

Dans le détail, la consommation d’IPTV pirate a augmenté de 25 % entre le printemps et l’automne 2024. Dans ce pays de 11 millions d’habitants, 700 000 foyers (sur 4,4 millions) sont abonnés à une de ces offres illégales. « Il s’agit d’un nouveau record et d’une augmentation significative par rapport au printemps 2024 », conclut Mediavision.

Sommé d’agir, le gouvernement suédois s’est exprimé par l’intermédiaire de la ministre de la Culture, Parisa Liljestrand : « L’enquêteuse Eva Bergquist analysera s’il est nécessaire d’interdire aux particuliers de recevoir des services IPTV illégaux et, si oui, à quoi devrait ressembler une telle interdiction dans ce cas ».

Comme le rappelle TorrentFreak, la Cour de justice de l’Union européenne a déjà confirmé en 2017 que la consommation de contenus piratés était illégale. Depuis lors, cette décision n’a pas produit d’effet concret.

La répression est vouée à l’échec

Pour rappel, d’autres pays européens ont d’ores et déjà décidé de s’en prendre aux clients de ces offres illégales. L’an dernier, Massimiliano Capitanio, le directeur de l’AGCOM, l’autorité italienne de régulation des télécommunications transalpine, a ainsi prévenu :

Peut-être n’est-il pas encore clair que des amendes de 150 à 5 000 euros arriveront bientôt, et cela, comme toutes les amendes, est une étape que l’on aimerait éviter, mais qui est devenue nécessaire, notamment parce que ceux qui font des affaires illégales font croire aux utilisateurs peu méfiants qu’ils ne risquent rien.

Mais ces avertissements ne produisent qu’assez peu d’effets, puisque l’IPTV explose partout dans le monde, tandis que l’audience des plateformes légitimes est souvent à la peine. En définitive, la seule solution viable serait de réduire le prix des abonnements pour convaincre les clients de revenir vers les offres légales, mais c’est souvent l’inverse qui se produit. Notons néanmoins que DAZN a récemment esquissé une baisse des prix pour tenter de booster son offre en France.

Interrogé par Clubic, Romain Quinat, directeur marketing de Nomios, expliquait d’ailleurs en octobre dernier : « Il faut imaginer que les gens sont prêts à payer… pour de l’IPTV. Je pense qu’il faut juste que ce soit moins cher. Et pour moi, la meilleure façon de lutter, c’est que ce soit abordable. » Les faits lui ont largement donné raison depuis.

De votre côté, que pensez-vous de la stratégie mise en place par les autorités pour contrer le piratage ? Dites-le-nous dans les commentaires.

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Par : Opera