Combien de fois a-t-on annoncé l’arrivée imminente d’une voiture volante ? Entre le projet d’Alef Aeronautics, celui de van volant à l’hydrogène de LuftCar ou la JetsonOne (qui, elle, pour le coup, existe vraiment), ce type de véhicule sera toujours dans les cartons d’une entreprise quelque part dans le monde.
Lors d’un récent salon aéronautique, XPeng, spécialiste des véhicules électriques, a dévoilé son nouveau concept : une voiture qui roule, mais qui est aussi capable de prendre son envol. Une approche radicalement différente de son précédent projet, la X2.
Un véhicule à double usage ?
Le Land Aircraft Carrier se distingue des autres par sa conception modulaire : un véhicule terrestre principal, baptisé « vaisseau mère », peut s’adjoindre un module volant détachable. Au-delà de son aspect novateur indéniable pour le transport civil, le projet revêt une toute autre dimension.
En effet, les spécifications techniques laissent entrevoir une dimension militaire à peine voilée. La capacité annoncée du véhicule à réduire sa signature radar rappelle étrangement les caractéristiques des appareils furtifs.
Si le concept séduit sur le papier, rien n’est encore joué. La transition entre mode routier et aérien, la gestion du poids, l’autonomie énergétique ou encore la sécurité des passagers lors des phases de séparation et d’assemblage sont autant de problématiques complexes que l’entreprise devra résoudre avant toute commercialisation.
China has previewed their first ever car that has an option to allow the drivers to “fly” called Land Aircraft Carrier, its expected to be released to the public by 2026 👀 pic.twitter.com/9ckjVp5Yp0
— ryan 🤿 (@scubaryan_) November 15, 2024
L’ambition démesurée d’une Chine pressée d’impressionner
XPeng, bien que reconnu dans le secteur des véhicules électriques, s’aventure ici sur un terrain un peu glissant. L’entreprise vante une propulsion électrique prétendument écologique, mais occulte les défis colossaux de l’aviation électrique : autonomie limitée, poids des batteries, infrastructure de recharge inexistante. Pour le moment, ce projet semble davantage relever du marketing que d’une réelle révolution.
L’horizon 2026 pour une commercialisation pourrait aussi laisser perplexe. Entre les certifications aéronautiques, les autorisations de vol en milieu urbain, la formation des utilisateurs et la mise en place d’infrastructures dédiées, ce calendrier apparaît particulièrement optimiste, voire irréaliste. Les précédents projets de véhicules volants, y compris ceux portés par des géants occidentaux, ont systématiquement vu leurs délais s’allonger face aux contraintes réglementaires et techniques.
La convergence entre automobile et aviation reste toutefois un objectif séduisant, mais la réalité du terrain pourrait rapidement rappeler que le chemin entre prototype et commercialisation massive est souvent plus long et sinueux qu’annoncé. Laissons tout de même à XPeng sa chance, le constructeur pourrait peut-être nous surprendre.
- XPeng vient de présenter un concept de voiture modulaire capable de rouler et de voler.
- Sa conception laisse présager qu’une utilisation militaire serait envisageable.
- Toutefois, la faisabilité d’un tel projet d’ici 2026 n’est absolument pas assuré.
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Les chinois ne font pas de programme civil , ils ne font que des programmes militaires…” oh une voiture furtive volante comme c’est étrange”…. c’est pathétique de voir la naïveté des pays européens et consort au sujet de la chine . . .