Suivez-nous

Fintech

Le 5 novembre, et la plus grosse introduction en bourse de l’histoire

Il s’agira d’une fintech. En double cotation à Hong Kong et Shanghai.

Il y a

  

le

 
Crise fintech benefices
© Unsplash / Andy Beales

Après Aramco, la compagnie saoudienne d’hydrocarbures, ce sera au tour de Ant Group, la filiale financière d’Alibaba. Le monde de la finance a découvert le montant historique auquel la fintech chinoise pourrait lever au moment de son introduction en bourse, détrônant la Saudi Arabian Oil Company et son IPO du 12 janvier 2020.

Alibaba se prépare à l’introduction sur le marché boursier de sa filiale soutenant principalement l’activité d’Alipay, le géant né en 2004 pour faciliter les transactions sur internet (e-commerce). Selon les dernières prévisions, Ant Group, aussi connu sous le nom de Ant Financial, devrait lever l’équivalent de 34,5 milliards de dollars à l’occasion de sa double cotation en bourse, à Hong Kong et Shanghai, prévue le 5 novembre prochain.

310 milliards $ de valorisation

Le calcul d’un tel montant s’explique par l’émission de 1,67 milliard d’actions rien qu’à Hong Kong, pour un cours à 80 dollars hongkongais. Le reste des titres émis sur la place boursière de Shanghai viendrait compléter l’addition, avec là encore 1,67 milliard d’actions, au prix unitaire attendu de 68,80 yuans chinois.

Une telle opération viendrait alors propulser Ant Group sur une orbite plus haute que des concurrents américains comme PayPal et Square. Avec un cours de 80 dollars, la valorisation de la fintech chinoise serait alors estimée entre 310 et 313 milliards de dollars. De l’autre côté du Pacifique, à New York, PayPal est loin derrière à 232 milliards, et Square 75 milliards.

Ant Group engloberait ces deux valorisations, alors que les sociétés américaines sont présentées comme des piliers dans le secteur du paiement. Mais Ant Group, via Alipay, profitait déjà de 800 millions d’utilisateurs en 2015, loin devant les 340 millions de PayPal. Ses perspectives de croissance en Europe commencent tout juste à se concrétiser.

En France, sa stratégie est de viser les commerçants en leur proposant sa solution de paiement. Fin 2019, Alipay déclarait s’être déployé dans 800 magasins de Franprix, mais également chez Etam ou encore Maje. Ant Group vise désormais les banques pour pouvoir continuer à démocratiser sa compatibilité lors des paiements.

Concurrence de Tencent

Estimée à 310 milliards de dollars à la suite de son IPO, la valorisation de Ant Group ne sera toujours pas aussi élevée que celle de son concurrent direct chinois : Tencent. Le géant, coté depuis ses débuts, a vu son cours grimper à plusieurs reprises, notamment au mois de mars durant la crise sanitaire qui a conforté les nouveaux acteurs des paiements électroniques. Sa valorisation est aujourd’hui de 538 milliards de dollars.

Les deux géants défiant Wall Street seront en lice pour récupérer une part du gâteau sur le marché européen. Mais l’actualité fintech du Vieux Continent – et notamment en France – est plus familière avec le nom de Tencent. En début d’année, il s’est fait remarquer en participant dans deux levées de fonds de startups tricolores : la néo-banque Qonto et le service de paiement Lydia.

Le 5 novembre prochain sera donc un jour spécial pour le marché du paiement mondial. Pour rappel, outre la compétition chinoise et américaine, le secteur se veut aussi au carrefour des stratégies des fintech, des banques en ligne et des géants de la tech. Des milliards de dollars seront à récupérer ces prochaines années, ce qui fait de lui l’une des priorités des nouvelles technologies financières.

Newsletter 🍋 Inscrivez-vous à la newsletter tout juste sortie du four, rien que pour vous

Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *