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Qonto réalise la plus grosse levée de fonds de la fintech française

La néo-banque pour les professionnels vient de lever 104 millions d’euros, en grande partie grâce à Tencent et DST Global. Un record historique.

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Carte Qonto
© Qonto

Son offre a beau se limiter aux comptes professionnels, les ambitions de Qonto attirent grandement les investisseurs. En ce début d’année, la néo-banque vient de réaliser un énorme coup : 104 millions d’euros levés dans un tour de table en série C. Historique par sa somme, cette levée de fonds l’est également par ses acteurs : après Lydia, le géant de la tech chinois Tencent a choisi de faire confiance dans Qonto, tout comme le fonds d’investissement DST Global.

Un record historique pour Qonto

Il n’aura fallu que quatre mois pour que tout change. En septembre dernier, Alexandre Prot nous expliquait dans une interview à quel point les levées de fonds de Qonto (dont il est le co-fondateur), ne pouvaient être aussi volumineuses que celles des acteurs tels que N26 ou Revolut. En s’adressant aux professionnels plutôt qu’au grand public, sa stratégie n’était pas d’engranger le maximum de clients, mais plutôt de satisfaire au mieux sa cible, qui se limite à 4 millions d’acteurs pour le moment.

Voilà pourtant que Qonto vient de décrocher un record historique sur le paysage de la fintech française. La néo-banque pour professionnels a levé la bagatelle de 104 millions d’euros, loin des « seulement » 20 millions d’euros levés en 2018. Auparavant, le record était détenu par Wynd. En 2019, la startup de paiement avait rassemblé 72 millions d’euros en argent frais.

C’est la deuxième fois en moins de dix jours que le paysage fintech français se met autant à l’honneur sur la scène internationale. La semaine dernière en effet, Tencent et d’autres actionnaires prestigieux avaient répondu à l’appel de Lydia, qui avait fini par récolter pas moins de 40 millions d’euros. A eux deux, l’année 2020 s’annonce dans le vert du côté de l’investissement dans les entreprises françaises. Pour donner un ordre d’idée, en 2018, le total des levées de fonds s’élevait à 370 millions d’euros selon les données du KPMG : déjà que 2019 a pulvérisé le record, ces deux tours de table de début d’année viennent passer la barre des 144 millions d’euros.

Devenir la référence

Qonto a été très stratégique. Face à la néo-banque classique, qui a besoin de millions de clients pour espérer avoir un avenir face à la concurrence (notamment des banques en ligne, appartenant aux groupes des banques traditionnelles), la jeune pousse née en 2017 a ciblé la demande professionnelle à la concurrence moins nombreuse. Malgré tout, la stratégie est la même : Qonto doit se déployer à l’international, et continuer à étoffer son offre. Le chantier a déjà commencé, alors que la néo-banque est disponible en Italie, en Espagne et en Allemagne.

« Nous souhaitons devenir l’alternative incontournable aux banques traditionnelles pour les entreprises européennes », avait commenté la néo-banque dans un communiqué, au moment de son déploiement européen. Mais pour s’asseoir comme une référence, plutôt que de laisser la place à Shine, son principal concurrent, Qonto doit prendre en maturité.

Avant la fin de l’année, une nouvelle étape se présentera à la néo-banque sur cette question : elle obtiendra son agrément d’établissement de crédit, lui permettant de contracter des prêts directement à ses clients, sans passer par des partenaires tierces. Qonto deviendra donc une « vraie » banque en quelque sorte, et les 104 millions d’euros d’argent frais devraient permettre un bon lancement de l’entreprise dans sa nouvelle stature.

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