Je ne croyais déjà pas à cette promesse formulée en 2019 : la Volkswagen ID.3 devait ouvrir le troisième chapitre de la marque allemande en succédant aux succès portés par la Coccinelle et la Golf. Mon intuition était bonne puisque le triomphe n’a pas eu lieu. La compacte revient donc à la charge dans une version Neo corrigée. L’intérieur est plus qualitatif, l’extérieur plus ordinaire, l’autonomie plus importante et les prix autrement plus raisonnables. De quoi faire trembler la Renault Mégane ?
Un habitacle enfin sauvé : adieu le tout tactile énervant !
La flopée de touches tactiles de l’ID.3 pouvait rendre malade. L’ID.3 Neo a trouvé le remède miracle en sapant sévèrement les boutons sensitifs au profit de touches physiques. Cela commence sur le volant recouvert de commandes en dur bien plus commodes. Ces dernières délaissent en plus l’aspect noir brillant extrêmement salissant des boutons précédents pour quelque chose de plus durable dans le temps.
La ventilation est également passée sur des basculeurs mieux conçus alors que quatre interrupteurs commandent les quatre vitres électriques. Bien, au même titre que l’écran tactile de 12,9 pouces infiniment plus réactif. Terminé, la tablette Vtech pour quelque chose de plus sérieux. Il faut dire que l’intégration d’Android Automotive n’est pas du luxe… Idem pour l’instrumentation, troquant la minuscule matrice pour un afficheur personnalisable.

79 kWh et 629 km : quel est le secret de cette autonomie XXL ?
L’ID.3 Neo file loin. Très loin même, pour une compacte, grâce à sa batterie de 79 kWh. L’autonomie atteint les 629 km sur le cycle WLTP. Le plus étonnant, c’est que les accumulateurs n’ont pas forci par rapport au modèle précédent. Les kilomètres en plus ont en réalité été obtenus grâce à des consommations inférieures. Au cœur du dispositif se trouve le nouvel électromoteur à aimants permanents.
Baptisé APP350 en référence à son couple de 350 Nm, cet ensemble promet un appétit réduit par rapport à l’ancien bloc APP310. Notre essai en Norvège le confirmera. La gamme reste large avec trois niveaux de puissances : 170, 190 et 231 ch. Trois étages correspondant aussi à trois capacités de batteries : 50, 58 et 79 kWh, donc. Le choix est déjà large et il le sera encore plus une fois que la version GTI forte de 326 ch arrivera en concessions.

Dès 26 100 € : la compacte allemande peut-elle vraiment tout casser ?
Bon, avouons que les fameux 26 100 € ne concerneront pas tout le monde. Ce tarif prend en compte un avantage client de 3 000 € complété par la prime coup de pouce EDF grimpant jusqu’à 5 890 € pour les foyers les plus modestes. Sans quoi, vous paierez plus… Cela reste tout de même une bonne affaire puisque la version Trend concernée par ce prix plancher demeure déjà apte au quotidien avec sa batterie de 50 kWh autorisant 417 km sur une charge.
En enlevant toutes ces petites remises, le prix de base net revient à 34 990 €. C’est toujours moins que la Mégane débutant à 37 500 €. Mais la française part aussi avec une batterie plus grosse assurant 501 km d’autonomie… Cela peut faire réfléchir. Et si l’on regarde du côté des chinoises, c’est encore plus cruel. La MG4 Urban attaquant à 19 990 € fait par exemple un véritable carnage. L’ID.3 Neo est donc moins chère, mais encore assez chère.

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