Personne ne l’a remarqué, mais Cadillac est bel et bien de retour en France. Peut-être que sa gamme, uniquement composée de l’imposant Lyriq électrique, n’était pas très adaptée… Probable, raison pour laquelle la réflexion a fait son chemin chez la marque américaine, cette dernière proposant désormais l’Optiq, un modèle plus compact qui n’est nullement rétrograde en matière de luxe intérieur. De quoi pousser les allemands à la retraite ?
61 000 € : le grand luxe en série qui fait mal aux allemands
61 000 € vu le gabarit de l’engin, c’est séduisant une fois. 61 000 € vu l’équipement, c’est séduisant deux fois. Pour séduire face aux rivaux établis, l’Optiq joue la carte du rapport prix/prestations comme les chinois. Ses dimensions sont ainsi généreuses avec 4,82 mètres de long, 1,91 mètre de large et 1,64 mètre de haut. C’est moins que le Lyriq mais bien en phase avec les Mercedes GLC, BMW iX3 et Audi Q6 e-tron.
Proposé en deux finitions vendues au même prix, l’américain retient d’office les sièges massants et ventilés, les jantes de 21 pouces, le double écran incurvé de 33 pouces sous Android Automotive, la sonorisation à 19 haut-parleurs, le toit panoramique, la conduite semi-autonome, la caméra 360°, les freins Brembo, les feux matriciels à LED et la sellerie cuir. Obtenir tout cela en série chez les allemands tient du rêve…

Un design acéré qui tranche radicalement avec la concurrence
Pour se distinguer encore plus des teutons, le Cadillac joue l’originalité stylistique avec un design franchement différent. Si la calandre XXL n’est pas nouvelle sur le segment, ce sont les feux très verticaux qui apportent un vent de fraîcheur. Le capot est par ailleurs relativement long alors que la hauteur contenue étire visuellement l’engin. Les poignées rétractables sont de la partie, tandis que le montant C adopte un motif particulièrement travaillé.
La poupe revendique comme l’avant des feux verticaux, sauf qu’ils sont ici scindés en deux parties. La zone inférieure est dédiée aux feux de position alors que la zone haute sert aux clignotants. L’habitacle est également singulier avec ses inserts en textile et sa grande dalle incurvée. Sa partie gauche, multifonctions, permet de retrouver l’ordinateur de bord et de configurer l’instrumentation, ce que je trouve très pratique.

Le talon d’Achille : une autonomie et une recharge en retrait
Côté technique, on se demande car contre où est passé le génie américain car la démesure n’y est pas. Si la batterie de 75 kWh apparaît déjà réduite par rapport aux cadors, l’autonomie vire carrément au ridicule avec 425 km sur le cycle WLTP. Pour vous donner une idée, les Mercedes GLC et BMW iX3 peuvent rouler respectivement jusqu’à 700 et 805 km sur une seule charge. L’efficience est en retrait, mais est-ce finalement différent des modèles thermiques ?
Sur la recharge, ce n’est vraiment pas mieux puisque l’Optiq se limite à 110 kW en courant continu DC. C’est 320 kW chez Mercedes et 400 kW chez BMW ! Le 10 à 80 % dépasse ainsi la demi-heure, ce qui n’est franchement pas terrible. Ce n’est pas non plus un monstre de puissance, car avec 304 ch et 480 Nm de couple, il n’y a pas de quoi pavoiser. Pas important sur mon traditionnel Paris-Grenoble. Normalement…

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