Mooncard est de retour dans l’actualité. Après avoir signé un contrat de taille pour équiper les ministères français de son outil de simplification des notes de frais, la fintech est de retour avec une nouvelle opération de financement.
Mooncard lève 20 millions d’euros
La startup parisienne née en 2016 a bouclé une nouvelle levée de fonds de 20 millions d’euros auprès de ses investisseurs historiques Aglaé Ventures et Raise Ventures en ajoutant à la liste le parisien BlackFin Capital Partners et l’américain Partech.
Avec cet argent frais, Mooncard compte se lancer dans un déploiement international à grande échelle, en commençant par l’Europe où « la comptabilité est souvent plus simple dans ces pays », expliquait Tristan Leteurtre, cofondateur et CEO de Mooncard aux Echos.
Son produit phare : une application pour numériser simplement les notes de frais des salariés d’une entreprise, en leur proposant les outils nécessaires pour prendre en photo leur reçu de paiement et les convertir automatiquement en note de frais sur le compte de l’entreprise.
En mars 2020, à quelques jours des annonces du confinement en France, le cofondateur de Mooncard nous faisait part de ses ambitions. « 2020 sera probablement l’année de nouveaux services et fonctionnalités autour de la carte », disait-il, à l’occasion de la sortie de leur nouvelle carte de paiement « Mooncard X » pour compléter l’application d’une carte de débit avec des assurances et avantages aux salariés.
Question de priorité
Mooncard était donc attendu au tournant dans le développement de ses solutions bancaires, pour aller concurrencer directement des banques en ligne et néobanques pour les pros comme Qonto.
Il semblerait que l’enjeu premier soit de s’installer sur de nouveaux marchés avant d’imaginer en tant qu’établissement bancaire. Pour l’heure, les néobanques pour les pros restent ses partenaires à qui elle propose de fournir ses outils pour les notes de frais.
En France, l’URSSAF recense que 36 % des redressements sont causés par ces frais professionnels, de quoi imaginer le potentiel de son outil. Outre les ministères français, Mooncard travaille avec des TPE et PME, mais aussi des grands groupes comme Air France et Vinci.
L’heure est encore au déploiement pour faire ses preuves. Toujours en France, un concurrent de taille du nom de Spendesk est aussi prisé par les investisseurs, tout comme Soldo en Angleterre.
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