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Le “mot de l’année 2021” fait honneur aux cryptomonnaies, le voici

La première place du concours annuel des dictionnaires Collins est attribuée à …

Nous n’avons pas fini d’entendre parler des NFT, et c’est maintenant au tour des dictionnaires de nous avertir. Lors de son événement annuel décernant le prix de “mot de l’année”, le dictionnaire anglais Collins a récompensé la technologie derrière les contrats d’authenticité numérique basée sur la blockchain, dont tout le monde entend parler par les initiales de “NFT”.

Derrière ce terme, celui de “non-fungible token”. Un jeton cryptographique unique renfermant un contrat de validation de l’authenticité d’une image, d’une vidéo ou encore d’un fichier audio. Son utilisation en 2021 a augmenté de 11 000% expliquait le dictionnaire Collins, qui s’efforce de récompenser des mots internationaux. L’année dernière, le mot de l’année fut “confinement”.

Un espoir pour l’art et la finance décentralisée

Le terme de NFT possède la particularité d’être arrivé aux oreilles du grand public très tôt après sa naissance. La raison : malgré sa définition assez technique, les médias se sont très vite emparés du sujet pour en raconter ses dérapages. En pleine envolée des cryptomonnaies, les jetons des NFT ont eux aussi connu une importante spéculation et des prix hallucinants.

Les exemples sont nombreux. Nous citerons par exemple le jour où le fondateur de Twitter a décidé de créer et mettre aux enchères le NFT du tout premier tweet publié sur son réseau social. Pour la première fois, une technologie permettait de donner un prix et vendre un contenu numérique accessible à tous, pouvant être recopié gratuitement et partagé. Le grand public s’interrogeait alors sur le sérieux d’une telle technologie nous donnant propriétaires de contenus numériques que rien ne semblait permettre d’en détenir les droits.

Cette propriété digitale, certains s’en moquent encore comme le montre un article du New York Times : “Les acquéreurs n’achètent pas les droits, la marque, ni même la possession unique de ce qu’ils paient. Ils achètent les droits de se vanter, et le fait de savoir que leur copie est ‘l’authentique’”. D’autres préféraient simplement souligner la bêtise d’un tel concept en pointant du doigt les prix irrationnels et la forte spéculation des jetons.

Cela dit, les NFT restent un espoir très fort, notamment dans les métiers de l’art et du numérique, tout comme un grand défi pour la Blockchain en 2022. Ils permettront, une fois démocratisés, d’accompagner des industries qui ne trouvaient pas de modèle d’affaires pour vendre leurs produits numériques. En profitant des avantages de la blockchain (sécurité, rapidité, accessibilité), ils permettront aussi de protéger des bases de données entières sur les contrats en tous genres.

Plusieurs plateformes se sont d’ailleurs fait connaître grâce à leur utilisation des NFT. Il y a le Français Sorare (cartes à collectionner), mais aussi The Sandbox qui travaille sur l’élaboration d’un Métavers. OpenSea, la référence des plateformes d’achat de NFT devrait bientôt atteindre 10 milliards de dollars de valorisation, de quoi dépasser la plateforme Gemini, fondée par les célèbres frères Winklevoss.

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