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The Exploration Company sollicite des jeunes du monde entier pour sa prochaine mission

Une initiative inspirante pour démocratiser le spatial.

La start-up franco-allemande The Exploration Company réalisera sa prochaine mission en 2025. Pour la mettre en œuvre, elle va collaborer avec des lycéens venus du monde entier. Un moyen inspirant de faire naître des ambitions insoupçonnées chez ces jeunes.

Création d’un petit satellite

La Mission Possible sera lancée par une fusée Falcon 9 de SpaceX l’année prochaine. Son objectif : propulser en orbite un modèle réduit de la capsule de The Exploration Company. Cette dernière transportera une charge utile élaborée par des lycéens originaires du Rwanda, de l’Australie, de l’Ukraine, de Singapour, des États-Unis, des Émirats arabes unis et de la Colombie, révèle La Tribune.

C’est le fruit d’une initiative portée par Space Elevator, une association toulousaine « vise à augmenter la diversité sociale et la parité dans le spatial avec une voie d’accès différente », en collaboration avec des étudiants de l’université Centrale Supélec.

Chaque pays participant créera sa propre carte électronique. Elles seront ensuite rassemblées par l’entreprise australienne Robinson Aerospace Systems pour former un satellite complet. Celui-ci utilisera des lumières LED et le code Morse pour envoyer des messages dans les langues maternelles des lycées participants depuis l’espace.

« Là où, il y a encore cinq à dix ans, seules quelques universités américaines pouvaient faire timidement voler des choses à bord de la Station Spatiale Internationale, maintenant c’est accessible au plus grand nombre et c’est important de le faire savoir le plus tôt possible dans le parcours scolaire », commente Pierre Bertrand, président de Space Elevator.

Une mission cruciale pour The Exploration Company

Outre son aspect pédagogique pour les jeunes, cette mission aura une importance capitale pour The Exploration Company. La start-up, récemment sélectionnée par l’Agence spatiale européenne (ESA) pour développer un cargo spatial, doit démontrer la fiabilité de sa technologie.

Sa capsule Nyx Bikini comptait parmi les charges utiles d’Ariane 6 lors de son vol inaugural le 9 juillet dernier. Malheureusement, le lanceur n’a pas pu larguer l’engin, empêchant l’entreprise de recueillir des données essentielles sur la rentrée atmosphérique.

Ses ambitions sont pourtant immenses. Si elle veut tout d’abord commencer par des missions de fret, elle envisage, à l’avenir, de faciliter des vols habités. Une révolution pour le secteur spatial européen. « L’Europe a déjà dix ans de retard sur SpaceX, nous devons démarrer immédiatement. Le succès est obligatoire, sinon ce sera terminé », confiait la cofondatrice et PDG de The Exploration Company au magazine Entreprendre en mars dernier.

La société, qui se décrit comme « la première entreprise du New Space en Europe », a également signé un pré-contrat avec la société américaine Axiom Space. Son but : ravitailler la première station spatiale privée américaine. L’accord pourrait dépasser 100 millions de dollars.

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