Verra-t-on émerger un hub des cryptomonnaies en Afrique ? C’est en tout cas le souhait du Nigéria et de l’échange de cryptos Binance. Comme évoqué dans un communiqué du Nigeria Export Processing Zones Authority (NEPZA), l’organisation qui gère zones franches dans le pays, celle-ci a entamé des discussions avec Binance et Talent City en vue de mettre en place une zone franche virtuelle au Nigéria, qui serait la première dans la région Afrique de l’Ouest.
Des réunions entre les parties ont eu lieu aux Emirats Arabes Unis. Et si le communiqué n’évoque pas les détails de ces réunions, celui-ci indique néanmoins qu’une fois convenu, le partenariat serait similaire à celui de la « zone franche virtuelle de Dubaï ».
« Nous cherchons à innover pour élargir les opportunités économiques pour nos citoyens conformément au mandat de l’Autorité, à la directive de l’honorable ministre et au programme de développement économique du président Muhammadu Buhari. Notre objectif est de créer une zone franche virtuelle florissante pour tirer parti d’une économie virtuelle de près de mille milliards de dollars dans la blockchain et l’économie numérique », a déclaré Adesoji Adesugba, le CEO de la NEPZA.
Comme le rappelle un article de Bloomberg, le Nigéria, pays le plus peuplé d’Afrique, voit aujourd’hui en la technologie un moyen de diversifier son économie afin de moins dépendre des revenus pétroliers. Le pays a un écosystème fintech développé, et compte des licornes (valorisation supérieure à 1 milliard de dollars) comme Interswitch ou Flutterwave.
Par ailleurs, une récente étude a montré qu’après l’effondrement des cryptomonnaies, le Nigeria serait devenu le pays où la population s’intéresse le plus aux cryptos.
Une zone franche virtuelle inspirée de celle de Dubaï
Fin 2021, Binance a signé un protocole d’accord avec Dubaï en vue de mettre en place un hub mondial des actifs numériques.
« Avec le protocole d’accord, Binance contribuera à faire progresser l’engagement de Dubaï à établir un nouvel écosystème international d’actifs virtuels qui générera une croissance économique à long terme grâce à l’innovation numérique », pouvait-on lire dans l’annonce de ce protocole par l’échange.
« Binance estime que le nouveau programme de Dubaï contribuera à la croissance de l’économie mondiale. Afin de soutenir cela, Binance participera à cet écosystème de partage des connaissances en partageant son expérience de collaboration avec les régulateurs mondiaux pour aider au développement de réglementations progressives sur les actifs virtuels », a ajouté l’entreprise.
L’objectif : aider les échanges et d’autres entreprises impliquées dans la blockchain à obtenir une licence à Dubaï.
📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.