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Voiture électrique : pourquoi 1 propriétaire sur 3 revient à une voiture thermique ?

Une étude révèle que 30% des possesseurs de voitures électriques envisagent de revenir au thermique. Mais pourquoi ?

La révolution de la mobilité électrique semble marquer le pas. Alors que les constructeurs automobiles et les gouvernements poussent fortement vers l’adoption des voitures électriques, une récente étude menée par le cabinet McKinsey & Company révèle que près d’un tiers des propriétaires de voitures électriques envisagent de revenir aux motorisations thermiques pour leur prochain achat.

Cette étude, réalisée auprès de 30 000 participants dans 15 pays (représentant 80% des ventes mondiales de voitures) met en lumière les défis auxquels est confrontée la transition vers l’électrique.

Malgré les avantages indéniables de ces véhicules (silence de fonctionnement, performances instantanées, coût de l’énergie), de nombreux propriétaires semblent déçus par leur expérience globale.

Autonomie, recharge et prix : les trois grandes problématiques

Parmi les principaux freins à l’adoption durable des véhicules électriques l’état des infrastructures de recharge figure en tête. Seuls 9% des répondants estiment que le nombre de bornes publiques est suffisant. Cette pénurie de points de recharge crée une véritable anxiété chez les conducteurs, qui craignent de tomber en panne d’énergie lors de leurs déplacements. La fiabilité aléatoire des bornes existantes ajoute une couche supplémentaire de frustration pour les utilisateurs.

Contre toute attente, l’autonomie reste une problématique quotidienne pour les utilisateurs de véhicules électriques si l’on en croit les résultats de l’étude. Contrairement à l’idée reçue selon laquelle les conducteurs s’habituent progressivement à l’autonomie limitée des véhicules électriques, l’étude révèle que les attentes des consommateurs ne cessent d’augmenter.

En 2022, l’autonomie minimale souhaitée était de 435 km, tandis qu’en 2024, elle est passée à 469 km en moyenne. Cette hausse des exigences met en évidence le besoin de développer des batteries plus performantes et d’optimiser la gestion de l’énergie des véhicules électriques.

Enfin, le coût d’un véhicule électrique reste l’un des plus gros freins à leur adoption, et ce malgré les incitations financières et les primes à l’achat mises en place par les gouvernements.

Les prix d’achat élevés dissuadent une partie des consommateurs de franchir le pas vers l’électrique. Bien que les économies réalisées sur le carburant, l’assurance et l’entretien puissent compenser ces surcoûts à long terme, l’investissement initial reste un frein psychologique pour beaucoup.

L’essor de l’hybride et de l’hybride rechargeable

Si l’étude met en évidence un certain désenchantement vis-à-vis des véhicules 100% électriques, elle souligne également l’intérêt croissant des consommateurs pour les motorisations électrifiées.

Ainsi, 38% des propriétaires de véhicules non électriques dans le monde envisagent de passer à l’hybride ou à l’hybride rechargeable pour leur prochain achat, soit une tendance stable par rapport à 2022. Ces technologies, qui combinent les avantages des moteurs thermiques et électriques, semblent offrir un compromis attrayant pour de nombreux automobilistes.

Pourtant, l’hybride séduit surtout les entreprises qui amortissent leur investissement plus rapidement. De nombreuses études démontrent que cette motorisation n’est ni plus écologique, ni plus économique pour les gros rouleurs. En effet, l’ajout de batteries augmente le poids du véhicule à déplacer lorsqu’il tourne avec son moteur thermique. Et de consommer davantage pour un même parcours.

Cette étude reflète néanmoins la réticence des consommateurs face à l’essor des voitures électriques. En France, après un boom en 2023, l’année 2024 risque d’être plus difficile, la faute notamment à un bonus écologique moins généreux ainsi que la nouvelle taxe sur l’importation de modèles venant de Chine.

  • 29% des propriétaires de voitures électriques envisagent de revenir au thermique
  • L’infrastructure de recharge insuffisante et les attentes croissantes en matière d’autonomie sont les principaux freins
  • L’hybride et l’hybride rechargeable séduisent de plus en plus de consommateurs

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4 commentaires
4 commentaires
  1. Donc pour écrire un article, vous prenez automobile-magazine.fr qui lui-même ne donne pas le lien de l’article de McKinsey? Pour voir comment les questions ont été formulées, l’échantillon choisit, etc.

    Pas très “journalistique” comme méthode… Sans contexte et information sur les chiffres, on peut leur faire dire absolument ce qu’on veut…

    Si j’oblige tous les conducteurs à acheter un bateau pour faire de l’autoroute, 100% de ceux-ci ne seront pas content, mais cela n’aura aucun sens non plus…

  2. Bizarre, on parle des bornes et des pannes mais pas du temps passé à recharger, ce qui pour moi est le premier frein à une utilisation “normale” d’un véhicule : je peux faire la distance que je veux dans des coins plus ou moins paumés pour mes arrêts (surtout à moto) sans devoir perdre des heures à recharger (surtout à moto vu la très faible autonomie et les balades qu’il m’arrive de faire sur plusieurs jours)

    L’autonomie on en aura plus rien à faire quand le chargement sera aussi rapide ou presque que les thermiques (j’ai parfois eu des motos avec moins de 200km d’autonomie mais en 5 mn c’est reparti et quand je tombe en panne, un récipient ou un transvasement entre 2 réservoir et c’est reparti. Avec une électrique, ah, non, pas possible (déjà une hybride non rechargeable avec la batterie vide c’est coton)

  3. Le prix reste un frein, et la revente …. c’est la grande inconnue.
    Si le marché de la seconde main (24-36 mois) n’est pas trop critique, ça se complique avec le marché de la 3eme ou 4eme main… quand la voiture a 5, 6 ou 8 ans.
    Nombre de propriétaires de Leaf ou Zoe de 1ere génération se retrouvent avec des voitures dont l’autonomie a fondu de moitié et dont le prix de marché est du niveau de la ferraille, et surtout déjà inférieur aux thermiques équivalentes, qui ont encore 10 ans d’espérance de vie…
    Quant aux marques exotiques (MG, suivez mon regard) … elles se retrouvent quasiment invendables au bout de 2 ans sur le marché de l’occasion.

    Bref, tarif d’achat élevé, difficulté de revente, le bilan économique tire triste mine !

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