Vendredi 24 avril 2009

Codeur - Devis de freelances


Une ville-fantôme, version 2009


Avec la crise, le rêve américain n’en finit plus de se casser la gueule.

Ce quartier résidentiel de Detroit compte 60 maisons abandonnés sur 66 au total. Un photographe a shooté toutes les maisons et a reconstitué la rue complète dans une grande photo panoramique (chargement assez long).

detroit Une ville fantôme, version 2009

L’assemblage entre les photos qui constituent le panorama n’est pas parfait, mais donne quand même une idée de l’ambiance sinistre qui règne dans certaines banlieues américaines, dont le délabrement soudain montre la violence de cette crise et la fragilité d’un modèle économique complètement dévoyé.

(source)


Dimanche 1 mars 2009


Etat des lieux


J’ai hésité à titrer ce billet « Terre brûlée » mais il y a un peu de ça dans le drame absolu des propriétaires américains contraints d’abandonner leur maison sous la pression des créanciers qu’ils ne peuvent plus rembourser suite à la crise des subprimes.

photo subprimes Etat des lieux

Cette photo montrant un policier américain qui vient vérifier si une habitation a bien été désertée par ses anciens propriétaires à Cleveland, Ohio, en mars 2008 est aussi effrayante que fascinante, symbole d’une économie aux abois et d’une crise qui est aussi un révélateur de la brutalité de la société américaine.

La photo[1], réalisée par le photographe américain Anthony Suau, parue dans Time Magazine, vient de remporter le prix de la meilleure photo 2008 lors du World Press Photo Contest.

[1]la photo étant protégée par copyright, je préfère ne pas la reproduire ici.


Lundi 19 janvier 2009


Lifehacker, de 0 à 33 millions de pages vues par mois en moins de 4 ans


La principale rédactrice du célèbre blog high-tech américain Lifehacker, Gina Trapani, vient d’annoncer qu’elle tirait sa révérence et quittait son poste pour se consacrer de nouveau à son autre passion, qui est également son métier d’origine : le développement de logiciels et d’applications web.

blogbusters us Lifehacker, de 0 à 33 millions de pages vues par mois en moins de 4 ans

En fait, elle ne quitte pas vraiment la rédaction de Lifehacker puisqu’après un break de quelques jours elle reviendra début février pour tenir une nouvelle rubrique hebdomadaire dans laquelle elle racontera ses expériences en temps que développeuse d’applications, puisque, comme elle l’explique elle-même dans son billet de départ, « quand vous aimez faire des choses sur le web, consacrer 100% de son temps à bloguer sur les applications des autres est tout simplement intenable ».

Dans le même article, Gina résume les 4 ans écoulés depuis la création de Lifehacker et le succès fulgurant de ce blog, fortement aidé il est vrai par son affiliation au réseau Gawker, l’un des deux plus gros réseaux de blogs américains. Les chiffres font rêver et démontrent une fois de plus le fossé abyssal qui existe entre les blogs anglo-saxons (principalement américains) et ceux du Vieux Continent. Lancé le 31 janvier 2005, Lifehacker reçoît aujourd’hui plus d’1 million de visiteurs uniques quotidiens , et sert 33 millions de pages vues par mois !

Au-delà de ces chiffres de trafic, que seul un blog américain peut obtenir (les blogs high tech francophones comparables à Lifehacker, comme Presse-citron ou quelques autres, reçoivent rarement plus de 15000 visiteurs uniques par jour…), les ratios revenu publicitaire/visiteur sont aussi sans commune mesure avec ce que nous connaissons par ici.

Les exemples ne manquent pas, et la comparaison entre USA et France est intéressante. Ainsi, le blog de John Chow, lancé il y a seulement un peu plus de deux ans, affiche-t-il des revenus stupéfiants puisque dans son bilan de 2008, il annonce un chiffre d’affaires de 400.000 dollars, et presque un triplement du nombre de ses abonnés au flux RSS, de 15000 à 40000. John Chow ne cache pas qu’il a monté ce blog pour faire l’expérience de la monétisation et démontrer qu’il était possible d’en vivre plus que correctement dans un délai assez court, à condition bien sûr d’en optimiser le moindre pixel en vue de le rentabiliser, et de n’afficher aucun scrupule à utiliser toutes les méthodes pour parvenir à ses fins. Toutes ? Pas vraiment en fait. Car John Chow n’utilise pas la ficelle du people-trash, et les sujets traités sont somme toute très anodins, entre découvertes high tech, tranches de vie privée et bons plans pour gagner de l’argent en bloguant. Un coup d’oeil sur ses revenus d’octobre 2007, soit un an après la création de son blog est particulièrement révélateur : « seulement » 180.291 visiteurs uniques pour un total de 330.339 pages vues et 8,585 abonnés à son flux RSS, soit des chiffres 2 à 3 fois inférieurs à ceux de Presse-citron sur la même période. Or ce bon John Chow engrangeait sur ce seul mois d’octobre 2007 déjà 23.448.59 dollars de chiffre d’affaire…

Autre cas édifiant, et pour le moins extrême : celui de Jeremy Schoemaker, un autre blogueur américain, dévoilait – avec l’autorisation officielle de Google – en septembre 2005 le montant du chèque reçu de Google Adsense pour le seul mois d’août précédent, un montant hallucinant que vous allez relire plusieurs fois afin de vérifier : 132.994,97dollars ! Juste pour un mois, juste pour un blog, juste pour un seul bonhomme. Pour ceux qui auraient des doutes, je vous invite à lire l’article de Jean Lançon sur le sujet, et à voir la photo du chèque sur son blog. Là aussi, soyons un peu masochistes et livrons-nous à une petite comparaison, qui bien sûr va nous faire pleurer toutes les larmes de notre corps : le mois où ce cher Jeremy a engrangé ce revenu, son blog recevait environ 79.000 visiteurs uniques quotidiens. Si nous nous livrions à un calcul simpliste juste pour avoir une idée des ratios, cela donne donc 1,68 dollar par visiteur unique par jour. Rapporté à Presse-citron et son trafic actuel (12000 visiteurs uniques quotidiens en moyenne ce mois), cela donnerait un revenu Adsense mensuel de 20.160 dollars. J’atteins difficilement les 500 dollars. Cherchez l’erreur…

Que faut-il en conclure, hormis le fait, connu, que le big business est défintivement de l’autre côté de l’Atlantique ? Comme j’ai toujours tendance à voir le côté positif et encourageant des choses, je pense que – même si aucun blog personnel high tech francophone ne sera en mesure d’atteindre de tels chiffres, la marge de progression est grande, et l’avenir à moyen terme radieux, même si la crise actuelle va probablement ralentir fortement la croissance des médias personnels en ligne.

Cela à condition de consacrer 100% de son temps de cerveau disponible et de son énergie à son blog, qui, si on veut espérer un jour atteindre un niveau de chiffre d’affaire décent  (que je situe entre 10.000 et 15.000 euros HT/mois) est plus que jamais un job à plein temps.


Vendredi 16 janvier 2009


Obama d’accord, mais Bush alors ?


« George W Bush could … learn how to hold a book »

George W. Bush a prononcé hier son discours d’adieu et souhaité la bienvenue à son successeur (un certain Barack Obama, pas très connu).

whatwdo Obama daccord, mais Bush alors ?

Quand un président quitte des fonctions d’une telle importance, on se demande toujours un peu ce qu’il va faire, notamment le premier jour après son départ : poursuivre une carrière politique ? Emmener ses petits enfants au cinéma ou sa femme au restaurant ? Dormir ? tondre sa pelouse ? Aller au bistrot (et se remettre à boire) ? Ouvrir un bretzel shop (à Bagdad) ?

Pour ceux qui auraient des idées à suggérer à George, voici whatwillwdo.com, un micro-blog collectif monté par Paul, déjà auteur du Fake Blog, dans lequel vous pouvez proposer des activités au futur ex-président, et prendre connaissance de celles des autres.


Lundi 24 novembre 2008


Barry Manilow plus fort que Guantanamo


Les habitant de Fort Lupton, Colorado, USA, n’ont qu’à bien se tenir, surtout la nuit : le juge de la ville, Paul Sacco, veille en effet sur le confort des administrés et semble avoir fait du tapage nocturne son cheval de bataille, avec des résultats paraît-t-il assez efficaces.

Il faut dire que pour les oiseaux de nuit de la petite bourgade sise au pied des Rocheuses, la sanction en cas de nuisances sonores est d’une cruauté qui fait froid dans le dos : les contrevenants sont condamnés à écouter du Barry Manilow pendant une heure entière, enfermés dans une pièce.

Selon le RockyMountainsNews, la peine est à ce point redoutée que les récidivistes préfèrent payer une amande cash plutôt que subir de nouveau les outrages du bon Barry. Rappelons que Barry Manilow est un peu à l’Amérique ce que Franck Mickael est à la France.

Le côté primesautier de certains juges du Far West ne cesse de surprendre nos esprits cartésiens, mais nous ferions mieux de nous en inspirer parfois : une bonne cure de Cindy Sander (ou de Vincent Delerm) devrait calmer à vie les plus retors des récidivistes, non ?


Lundi 27 octobre 2008


Barack Obama inspire les artistes


Obama Président… des graphistes.

Au-delà de l’Obamania et de l’idôlatrie presque religieuse mais surtout très showbiz que suscite le candidat démocrate à l’élection américaine, une chose est déjà certaine : celui-ci a gagné la bataille de l’inspiration chez les graphistes.

Témoin cette série d’affiches, dont la plupart vraiment superbes, dédiées au sénateur de l’Illinois et probable futur président de la World Company.

obama mania Barack Obama inspire les artistes

Il ne reste plus qu’à croiser les doigts et espérer que s’il est élu sa politique sera à la hauteur du lyrisme exprimé par  toute cette iconogprahie…


Lundi 20 octobre 2008


Robert Scoble n’aime pas les armes ni la guerre. Enfin, pas trop.


I’m not an american…

Dans son dernier billet, le célèbre blogueur (encore) américain Robert Scoble publie une profession de foi étonnante (et assez revigorante) sur sa vision de la société américaine, et des points de divergence avec ses propres positions, concluant chaque citation d’un I’m not american aussi iconoclaste que définitif.

scoble Robert Scoble naime pas les armes ni la guerre. Enfin, pas trop.

Si chaque domaine évoqué ne suscite pas de questionnement particulier ( »je pense que les richesses devraient être mieux redistribuées, je pense que la science et la technologie devraient l’emporter sur la religion, etc…), montrant une vision assez sociale-démocrate ou européenne du monde, un point attire cependant mon attention, car sa formulation est moins radicale que pour les autres sujets évoqués. Ce point est celui de l’armement et de l’usage qui en est fait par son gouvernement : « Je crois que nous devrions utiliser nos armes de guerre bien plus prudemment que nous ne l’avons fait au cours des huit années précédentes ».

Vu la tonalité générale de l’article, je m’attendais à quelque-chose de plus tranché : Scoble ne dit pas « … nous devrions cesser immédiatement d’utiliser nos armes de guerre ». La nuance n’est pas anodine : en creux, il faut comprendre que Robert Scoble, comme certainement des millions d’américains, n’était pas favorable aux guerres menées par l’administration américaine (l’intervention en Irak…), mais il faut surtout comprendre qu’il n’est pas hostile au principe de l’usage des armes de guerre. Il réclame juste qu’on en fasse un usage « plus prudent ».

Un détail subtil, de l’ordre de la sémantique – Scoble est très certainement un pacifiste convaincu – mais un détail significatif de la façon très parcimonieuse avec laquelle est traité ce sujet très sensible aux USA, puisque l’on sait que même chez les démocrates les plus « à gauche » la lutte contre le lobby des armes à feux est un thème embarrassant qui a toujours été prudemment éludé, voire évité, personne ne remettant véritablement en cause la possession et l’usage d’armes personnelles, symboles d’une liberté individuelle et d’un droit sacré à l’auto-défense.

Et ce qui prévaut pour les particuliers est par extension aussi applicable aux gouvernements : pas d’interdiction, mais un usage prudent des armes. Autre société, autres moeurs…


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